Un an de travaux sur la place Nervienne à Mons

Le stationnement restera gratuit et sans disque... Au moins quelques années encore.

E. Brl.

Aujourd'hui, la place Nervienne fait surtout figure d'aire de stationnement gratuit pour les automobilistes qui entrent en ville. Désireux de lui rendre sa véritable fonction de "place", le collège PS-Ecolo prévoit le réaménagement "fonctionnel, technique et urbanistique" de son esplanade et des voiries attenantes (trois sont communales, l'une est régionale) en un espace unique de rencontre et de convivialité.

Que les automobilistes se rassurent cependant, le stationnement sur l'esplanade et l'ouverture des voiries à la circulation automobile seront conservés. "Le marché prévoit la réhabilitation complète de façade à façade des voiries, le réaménagement de la place et l'installation d'équipement tels qu'une fontaine à jets, une toilette publique, des bornes automatiques et la pose de mobilier urbain ou encore le renouvellement de l'éclairage public", explique Catherine Marneffe, échevine des marchés publics.

Les travaux débuteront début d'année 2023 et devraient s'étaler sur une année. "Nous sommes conscients que cela sera contraignant pour de nombreux habitants et automobilistes. Nous avons prévu une série de rencontres pour que ces travaux se passent au mieux", ajoute le bourgmestre, Nicolas Martin (PS). Le montant total des travaux est estimé à 4,8 millions d'euros TVAC, dont une partie (2,5 millions d'euros) devrait être subsidié via les Fonds européens.

Si l'opposition a globalement souligné la nécessité de procéder à ces travaux et ainsi améliorer le cadre de vie des habitants, Mons en Mieux et PTB se sont inquiétés des places de stationnement, si précieuses à proximité du centre-ville. Resteront-elles en nombre et seront-elles toujours gratuites ? Oui, mais… "Elles n'ont pas vocation à devenir payantes, ni à changer d'utilité mais il est vrai que lorsque l'on imposera le disque de stationnement sur les boulevard, la question de la place Nervienne devra se poser", a admis Charlotte De Jaer (Ecolo).

"Ceci n'entrera en vigueur que lorsque des alternatives pourront être proposées, c'est-à-dire lorsque des navettes auront été instaurées depuis des parkings de délestage, lorsque le bus a haut niveau de service sera en circulation et lorsque le plan de redéploiement des TEC sera mis en œuvre. Ce qui n'arrivera pas que dans quelques années."

Une réponse qui devrait rassurer au moins temporairement les automobilistes et travailleurs, qui doivent cependant rester conscients que la situation ne restera pas à l'identique à l'infini.

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