La province de Hainaut annonce un budget 2024 en léger boni
Le budget 2024 comprend 512.948.739 euros (808.548.262 avec les enseignants) de recettes et 512.928.061 euros de dépenses (794.188.238 avec les enseignants), ce qui génère un léger boni de 20.678 euros.

- Publié le 05-12-2023 à 18h29
Les instances provinciales du Hainaut ont présenté mardi à Mons un projet de budget 2024 en léger boni, mais qui souffle également "le chaud et le froid". "Le Hainaut a transféré en cinq ans 200 millions d'euros en faveur du financement des zones de secours sans hypothéquer son avenir", a indiqué Serge Hustache, président du Collège provincial.
Le budget 2024 comprend 512.948.739 euros (808.548.262 avec les enseignants) de recettes et 512.928.061 euros de dépenses (794.188.238 avec les enseignants), ce qui génère un léger boni de 20.678 euros. Pour parvenir à cette situation favorable, la province compte sur des recettes en hausse et sur la poursuite des limitations strictes des dépenses. Le recours aux réserves provinciales a pu être limité à 6,1 millions d'euros, au lieu de 18 millions en 2023, avec, en plus, la reprise des provisions pour 3 millions d'euros.
"Le projet de budget, en équilibre, s'appuie sur des additionnels au précompte immobilier en hausse de 18,5 millions, ce qui sauve un peu le budget 2024", ont précisé les instances du Hainaut. L'augmentation est le résultat de la mission d'indicateurs-experts confiée à huit agents provinciaux dans 16 communes du Hainaut, ajoutent-elles.
La province enregistre, par ailleurs, une augmentation du Fonds des Provinces de 3 millions d'euros ainsi qu'une hausse de près de 5 millions des compensations fiscales et relatives au Plan Marshall, venant de la Wallonie.
Les dépenses liées aux salaires affichent, en 2024, une augmentation de 7 millions d'euros, notamment en raison des indexations, malgré le non-remplacement du personnel, la révision des normes d'encadrement et des synergies entre services. La politique concertée de non-remplacement du personnel à la retraite lancée en 2021 a généré une économie de 196 ETP, sans licenciement, jusqu'aujourd'hui.
Le financement des zones de secours reste une inquiétude majeure pour les instances provinciales. La part du budget provincial qui y est consacrée, pour soulager les communes, est de 59.029.629 euros en 2024, soit une hausse de 9,3 millions. "En cinq ans, la province a multiplié par quatre son apport annuel à la sécurité civile, cette évolution doit être stabilisée", a souligné Serge Hustache, indiquant qu'en extrapolant une hypothétique prise en charge à 100 % du financement communal des zones, la province devrait dégager un montant annuel de 125 millions à l'horizon 2027, "ce qui est impossible sur un budget comme celui du Hainaut."
Pour les instances du Hainaut, les perspectives 2025 font apparaître "une situation difficile" qui peut être "tenable" à condition entre autres de poursuivre et appliquer les mesures du plan provincial d'économies. "Il convient aussi de, notamment, plafonner l'intervention des provinces dans les zones de secours au niveau du Fonds des Provinces, estimé à un peu moins de 72 millions selon la position officielle de l'Association des Provinces wallonnes. Il faut que la Wallonie ne déstructure pas le mécanisme financier du précompte immobilier, et que des Assises territoriales définissent le champ d'intervention des différents niveaux de pouvoir en Wallonie et ouvrent la voie à une réelle réforme des Provinces", ajoutent les instances du Hainaut.
