Mons : Après un carambolage ayant endommagé cinq véhicules, des mesures pour sécuriser l'avenue de l'Université
Le bourgmestre annonce notamment le placement d'un radar pour évaluer la vitesse sur cette voirie limitée à 50 km/h.
- Publié le 26-10-2026 à 14h58

Des voitures en stationnement percutées, des refus de priorité fréquents aux passages pour piétons et des vibrations provoquées par le passage rapide des bus : le quotidien des riverains de l'avenue de l'Université est source d'inquiétude. La situation a été évoquée lors du dernier conseil communal par Appoline Dupuis, conseillère du PTB, qui s'est fait le relais des préoccupations des habitants.
Le dernier accident a particulièrement marqué le voisinage. "Le dernier accident survenu dans la nuit du 1er au 2 octobre a endommagé cinq véhicules, dont celui d'une personne à mobilité réduite", a expliqué l'élue. Les habitants estiment également manquer de repères concernant la vitesse autorisée. Selon la conseillère, aucun rappel de la limitation à 50 km/h n'est visible depuis le rond-point de Ghlin ni depuis les Grands Prés.
Appoline Dupuis a dès lors interrogé le collège sur les mesures envisageables pour sécuriser cet axe, évoquant notamment une signalisation plus claire, un contrôle de vitesse ou encore des aménagements destinés à faire ralentir les automobilistes.
Le bourgmestre Nicolas Martin a rappelé que l'avenue de l'Université était une voirie régionale, dont la gestion relève du Service public de Wallonie (SPW). Toute intervention devra donc faire l'objet d'une concertation avec la Région.
Le maïeur a également souligné que la voirie venait d'être réaménagée, avec une chaussée réduite à une seule bande de circulation et la plantation d'arbres. Dans ce contexte, l'installation de dispositifs physiques de ralentissement apparaît compliquée. Les chicanes ne sont plus vraiment adaptées à la configuration des lieux et les coussins berlinois à proximité des habitations sont désormais proscrits, en raison des risques de fissures liés aux vibrations. La Ville a déjà été condamnée dans le cadre de ce type de dispositif, a rappelé Nicolas Martin.
Cela ne signifie pas pour autant que rien ne sera entrepris. Le bourgmestre a annoncé que le département de la circulation allait installer un radar afin de mieux évaluer les vitesses pratiquées sur cet axe. La visibilité de la limitation à 50 km/h pourrait aussi être renforcée, notamment par un marquage au sol et l'ajout éventuel de panneaux de rappel.
Enfin, les éventuels problèmes liés aux trottoirs seront examinés par les services techniques communaux. La Ville entend donc agir sur plusieurs fronts, même si les possibilités d'aménagement restent limitées sur cette voirie de transit importante.