Un Boussutois verse 57.000 euros à une prostituée… pour qu'elle pète dans sa bouche
La jeune Roumaine est poursuivie pour escroquerie. Son avocat nous raconte sa version, pour le moins étonnante.
- Publié le 19-11-2023 à 09h58
- Mis à jour le 19-11-2023 à 11h55

Avec ses longs cheveux noirs, ses faux ongles, un parfum qui vous reste dans le nez durant des heures, ses hauts talons et ses vêtements moulant un corps de mannequin, on devine que Natacha n'est pas venue en Belgique pour tordre des torchons ou travailler en usine. La jeune femme a choisi une autre vie, plus lucrative, la prostitution, avec le risque de tomber parfois sur des individus tordus, comme Luc, un homme dont le fantasme est… qu'on lui pète dans la bouche !
Le ministère public reproche à Natacha d'avoir escroqué Luc entre le 1er juin et le 23 septembre 2021. Durant cette courte période, Luc a déboursé… 57720 euros pour obtenir ses services ! Une somme qui s'est retrouvée sur le compte en banque roumain de la jeune femme, laquelle a déclaré au passage un chiffre d'affaires annuel de 1800 euros au FISC belge.
De gros versements
Luc souffre d'un handicap mental, précise son avocat. Me Anthony Locoge raconte que son client est entré en contact avec la jeune femme par le site Quartier rouge. Ils se voyaient dans la chambre louée, 200 euros la journée, par la jeune Roumaine, rue Léopold à Frameries. Il y a eu des massages, puis des relations sexuelles. "C'était un bon client, mais naïf, qui a fait des versements de trois à quatre mille euros à cette femme", raconte l'avocat, qui réclame la somme déboursée par Luc.
Le ministère public note que Luc a fait une quarantaine de versements sur cent vingt-deux jours. Il évalue la dépense à 42000 euros au minimum. Le substitut du procureur du roi demande deux ans de prison contre la jeune femme, jamais condamnée en Europe. Thiébaut Ruth note que la jeune femme "ne parle pas de choses particulières dans sa déposition à la police".
Juge de … pets !
Me Arnaud Lebas entre alors en scène pour évoquer des explications surprenantes sur les tarifs pratiqués par la fille de joie. "Pourquoi est-il parfois resté des journées entières avec elle ? La réponse est simple, ce jeune homme a un fantasme particulier, il aime qu'on lui pète dans la bouche ! "
Cette salve soudaine entraîne un fou rire dans le chef du ministère public et de la greffière. La juge serre les dents et tente de garder un peu de sérieux dans cette affaire qui la propulse au rang de… juge de pets !
L'effet haricot
La suite est encore plus explosive. Afin de réaliser son fantasme, Luc emportait des boîtes de haricots avec lui, exigeant que la jeune femme les mange. Il fallait attendre que digestion se passe pour que les intestins de la jeune femme se gonflent d'air. Après quelques heures d'attente, elle pouvait enfin faire quelques flatulences, à la plus grande joie de son client qui n'était pas vraiment inquiet de payer plus que 150 euros de l'heure.
Pour l'avocat, il n'y a aucune intention frauduleuse dans le chef de la jeune femme et son acquittement est plaidé. Une suspension du prononcé de la condamnation est réclamée pour la fraude fiscale.
Un vent favorable nous informe que le jugement sera prononcé le 15 décembre. D'ici là, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts qui traversent la rivière la Prout et le soleil continuera à briller sur Papeete...

