Zones blanches à demi résolues à Honnelles : "seul le wifi me permet d'avoir des appels corrects"
La région wallonne va permettre aux communes des Honnelles d'obtenir la fibre optique sur six localités. Le réseau téléphonique reste un vrai problème.

- Publié le 31-08-2024 à 16h00

"Je suis en voiture à Honnelles, la communication n'est pas bonne, on va vite être coupés". Le comique de situation pourrait s'arrêter là, pour le conseil communal Benjamin Lembourg (MR), domicilié à Honnelles. Le souci, c'est que ces problèmes de communication sont quotidiens pour lui et ses concitoyens de l'ensemble des communes de l'entité.
Une avancée récente va permettre à six zones d'obtenir la fibre optique, pour améliorer la connexion internet à la maison. "Grâce à la région wallonne, nous allons obtenir 2,3 millions d'euros de travaux qui vont être faits sur la commune de Honnelles. Cela sera un gain d'année sur l'accès à la fibre, on était prévu dans les derniers", explique Mathieu Lemiez, bourgmestre local. Marchipont centre, la rue du Raimbaix et le Centre d'Angre, Autreppe -Honnelles et Meaurain-Centre bénéficieront de ces investissements.
"Jusqu'ici, il était impossible de télétravailler, nous n'avions pas assez de connexions. C'est une énorme avancée pour la commune, hyper fiers et heureux", ajoute le chef de la majorité de Honnelles. Ce bond en avant est impulsé par leur participation à la troisième édition de l'action Last Mil organisée par Digital Wallonie, entériné par la visite du président du parlement wallon Willy Borsu, le 23 août. Proximus sera en charge des travaux qui débuteront en janvier 2025.
Le réseau GSM français plus puissant
Un problème résolu sur deux, le réseau téléphonique, pour lequel Benjamin Lembourg se résigne. "Je suis conseiller communal, donc je passe beaucoup de temps à Honnelles. Ce que je constate, c'est qu'il est impossible d'avoir un appel clair", s'exaspère-t-il. "Selon moi, les opérateurs téléphoniques ne veulent pas investir ici, car la densité de population est trop faible. Et il faut aussi relever que l'antenne relais française est plus efficace. Parfois, on passe sur leur réseau. Dans le pire des cas, dans les zones vallonnées, nous sommes en rupture de connexion, il n'y a pas de réseau du tout", décrit-il, soucieux de cette situation, notamment pour le service à la population. "Le plus important, c'est quand il y a une situation d'urgence, un incendie ou alors des besoins d'intervention par les services de secours", déplore l'élu local, dont la pièce de prédilection pour capter le réseau GSM est le grenier de sa maison.
À ce stade, les pistes de solution sont individuelles et à charge du citoyen. "Quand on doit installer des antennes individuelles, ça a un coût supplémentaire pour le citoyen pour une qualité ou un service moindre", songe l'homme politique, qui mentionne des initiatives à la commune. "Pour le GSM, on a pris l'initiative d'appeler les opérateurs", mais la réponse a été négative.
