Victime d'une relation sexuelle non consentie, la Montoise enregistre la scène avec son téléphone : "On l'entend lui demande d'arrêter"
Le prévenu conteste les faits et sollicite son acquittement. La plaignante réclame un dommage de 15.000 euros.
- Publié le 26-05-2025 à 11h02
- Mis à jour le 26-05-2025 à 12h29

Ahmed (prénom d'emprunt) est arrivé de Palestine en Belgique, en 2017. Il a été pris en charge par une association et il a tout de suite sympathisé avec une bénévole. Très vite, ils sont tombés amoureux et se sont même mariés, même si Ahmed est déjà marié dans son pays d'origine.
En 2018, la dame dépose une plainte à la police pour viol. Elle décide de retirer sa plainte. On évoque déjà une sodomie non consentie.
Le 27 juin 2023, vers 23h30, ils ont une relation sexuelle, consentie. Toutefois, elle dépose une nouvelle plainte pour viol. Selon Me Ambre De Coninck, avocate de la plaignante, le prévenu l'a bloqué dans un coin de la pièce pour la sodomiser, une nouvelle fois.
La dame a le réflexe d'enregistrer la scène avec son téléphone portable. Selon l'avocate, elle le supplie d'arrêter, elle crie qu'elle a mal, à plusieurs reprises. Lui semble rire.
Il conteste
Lundi matin, Ahmed a comparu devant le tribunal correctionnel, assisté d'un interprète, mais pas d'un avocat. Il conteste le viol, déclarant que c'est la plaignante qui demandait ce genre de pratique, ce qui ne colle pas vraiment avec l'enregistrement audio. "Elle raconte n'importe quoi", dit-il.
La plaignante fait l'objet d'un suivi psychiatrique. "Elle se sent humiliée dans son intégrité, à cause de cet homme défavorablement connu de la justice", poursuit l'avocate.
Pour le parquet, les faits sont établis. En droit belge, la relation cesse d'être consentie quand une pratique est non consentie par le partenaire sexuel, indique le substitut du procureur. Une peine, assortie d'un sursis probatoire est réclamée contre celui décrit comme "narcissique", par un médecin psychiatre.
Jugement dans un mois.

