Il est arrêté à Frameries avec de la cocaïne alors qu'il est sous surveillance judiciaire : "L'amour a ses raisons" plaide son avocat

Il encourt deux ans de prison, alors qu'il avait déjà écopé de trois ans de prison en juin 2023.

 Les policiers estiment que le dealer aurait vendu pour environ 12 000 € de cocaïne et 7 000 € de cannabis.
De la cocaïne a été retrouvée chez lui. ©DOC

Déjà condamné en juin 2023 à trois ans de prison, un habitant de Frameries, que nous appellerons Mario, comparaissait une nouvelle fois devant le tribunal correctionnel. Le 26 février dernier, il avait été interpellé en possession de cocaïne. Une perquisition à son domicile avait permis aux enquêteurs de découvrir d'autres stupéfiants ainsi que plusieurs bouteilles de protoxyde d'azote. Un lourd problème, puisqu'il était encore soumis à un sursis probatoire.

Détenu préventivement pendant quatre mois, Mario se trouve actuellement sous surveillance électronique. À la barre, il reconnaît avoir, à l'occasion, "dépanné" des consommateurs, mais réfute toute véritable activité de revente. Il explique que la drogue était surtout destinée à sa compagne, consommatrice régulière. "Ce n'est pas facile à vivre", souffle-t-il.

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Le parquet adopte une lecture bien différente. Le ministère public estime que l'analyse du téléphone du prévenu met en évidence des transactions portant sur une quantité indéterminée de cocaïne. "Il banalise les faits alors que ce sont des produits toxiques", déplore le représentant du ministère public, qui réclame deux ans de prison ferme, insistant sur la récidive.

Pas Escobar

La défense, assurée par Me Frédéric Guttadauria, tente d'humaniser le dossier. "Nous ne sommes pas en présence de Pablo Escobar, mais d'un homme qui voulait empêcher sa compagne de se prostituer pour payer sa consommation. L'amour a ses raisons…", plaide l'avocat.

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Le conseil rappelle que la période infractionnelle n'a duré que deux mois et que son client a reconnu les faits à chaque étape de la procédure. "J'ai voulu sortir ma compagne de la prostitution", a déclaré Mario. Une justification qui laisse perplexe le tribunal : fournir de la cocaïne n'est pas la méthode la plus évidente pour sortir quelqu'un d'une spirale de dépendance.

Le jugement sera rendu ultérieurement.

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