Il écope de sept ans de prison pour avoir tenté de tuer sa compagne à Obourg
La cour d'appel a aggravé la peine infligée par le tribunal de première instance.
- Publié le 02-01-2026 à 11h01

La cour d'appel a alourdi, mercredi, la peine infligée à un homme poursuivi pour avoir tenté de tuer sa compagne à Obourg. Le prévenu a été condamné à sept ans de prison ferme, suivant ainsi le réquisitoire de l'avocat général. La juridiction d'appel a partiellement réformé le jugement rendu en première instance, lequel s'était montré moins sévère en prononçant une peine de cinq ans, dont trois ans assortis d'un sursis partiel, a confirmé l'avocat de la défense.
Les faits remontent à la nuit du 15 au 16 décembre 2024. Ce soir-là, dans une habitation du paisible village d'Obourg, un climat de tensions latentes au sein du couple a dégénéré en une extrême violence. Selon plusieurs témoignages recueillis lors de l'enquête, la relation était marquée par une jalousie excessive et un contrôle permanent exercé par le prévenu sur les faits et gestes de sa compagne. Elle avait décidé de me mettre hors de chez elle, il insistait pour avoir des relations sexuelles.
Mourir ensemble
Alors que l'homme dormait à l'étage, il s'est levé en pleine nuit pour rejoindre le rez-de-chaussée, où la victime reposait sur un canapé. Il lui a alors porté deux coups de couteau : l'un sous le sein gauche, l'autre au niveau de l'abdomen. Grièvement blessée, la femme a été laissée sans secours pendant plusieurs heures. L'agresseur aurait déclaré qu'ils allaient "mourir ensemble", affirmant son intention d'ingérer des médicaments. Il a déplacé du mobilier afin de l'empêcher de partir.
Miraculée, la victime a profité du sommeil de son compagnon, vers 7 heures du matin, pour s'enfuir et trouver refuge chez un voisin, le corps couvert de sang. Alertée, la police a interpellé le suspect sans difficulté, celui-ci étant retrouvé endormi au sol. Un couteau ensanglanté gisait à proximité.
Malgré les éléments accablants (l'arme utilisée, les zones vitales touchées et les propos tenus), le prévenu a persisté à nier toute intention homicide, tant devant le tribunal correctionnel que devant la cour d'appel. Les magistrats ont toutefois retenu la tentative de meurtre, estimant que les faits révélaient clairement une volonté de donner la mort. Ils ont également tenu compte des antécédents judiciaires du condamné, déjà connu pour des faits de violence, pour justifier l'aggravation de la peine.

