Interpellé à Quaregnon avec du matériel de jardinage volé, un prévenu est acquitté d'un recel
Il prétendait que la camionnette lui avait été prêtée.
- Publié le 10-04-2026 à 16h01

Le tribunal correctionnel a prononcé l'acquittement d'un homme interpellé le 26 décembre 2024 à Quaregnon, après la découverte de matériel de jardinage volé dans la camionnette qu'il occupait. Le prévenu, déjà connu des services de police, était poursuivi pour recel.
Ce jour-là, dans le cadre des contrôles d'alcoolémie menés durant les fêtes, une patrouille remarque une camionnette au comportement jugé suspect. Les deux occupants, installés à l'avant, semblent s'agiter et tentent, selon les policiers, d'échanger leur place à l'approche du véhicule de service. Les agents affirment reconnaître immédiatement celui qu'ils disent avoir vu au volant.
Lors de la fouille du véhicule, les policiers découvrent à l'arrière deux tronçonneuses et un souffleur de feuilles. Les vérifications révèlent qu'au moins l'un de ces outils avait été déclaré volé deux jours plus tôt. Ne pouvant établir un lien direct entre le prévenu et le vol initial, le parquet décide néanmoins de poursuivre l'homme pour recel.
Il contestait
À l'audience, le prévenu nie toute connaissance de l'origine frauduleuse du matériel. Il affirme que la camionnette lui avait été prêtée par un ami, lequel confirme l'avoir vu à cette période mais conteste lui avoir remis les outils retrouvés.
La défense, représentée par Me Miller, souligne que seul le souffleur de feuilles a été formellement identifié comme volé. L'avocat insiste également sur l'absence d'éléments démontrant que son client savait que le matériel était issu d'un vol. Selon lui, les circonstances du vol demeurent inconnues, ce qui rend l'accusation insuffisamment étayée.
Concernant la tentative présumée d'échange de place, la défense avance que le prévenu circulait sans permis de conduire, ce qui expliquerait son comportement. L'avocat rappelle enfin que son client n'a opposé aucune résistance et a immédiatement ouvert le coffre lors du contrôle.
Le tribunal a estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas d'établir la connaissance de l'origine illicite du matériel et a prononcé l'acquittement.

