Probation autonome pour un Montois traumatisé après le meurtre de son ami à Nimy
Deux ans après un drame qui l'a profondément marqué, un jeune Montois comparaissait devant le tribunal correctionnel pour rébellion et menaces envers des policiers.
- Publié le 11-04-2026 à 13h02

Le tribunal a finalement suivi la défense, plaidée par Me Jérémie Berger, en accordant une probation autonome de deux ans au prévenu pour des faits d'outrages et de rébellion survenus le 9 avril 2024, à Nimy.
Ce soir-là, le jeune homme, en proie à une détresse persistante, avait consommé de l'alcool en grande quantité. Quelques mois auparavant, en janvier, il avait assisté impuissant au meurtre de son meilleur ami, poignardé à de multiples reprises lors d'une soirée qui avait mal tourné.
Près du pont
Le 9 avril, alors qu'il errait près du pont de Nimy, il a été contrôlé par la police pour ivresse sur la voie publique. D'après le substitut du procureur, son attitude s'est rapidement révélée agressive. Il aurait notamment lancé à un agent : "Sans ton uniforme, tu n'es rien. Si je te croise, tu es mort."
Face à son agitation, plusieurs policiers ont dû intervenir pour le maîtriser et le conduire au cachot. Là, son comportement s'est encore dégradé : il a uriné sur les murs et déféqué au sol. Le lendemain, sommé de nettoyer sa cellule, il a fini par s'exécuter.
Chiens de l'Etat
Lors de son interpellation et de sa fouille, le prévenu a également multiplié les insultes, qualifiant les policiers de "chiens de l'État" et de personnes "bêtes à manger du foin".
À l'audience, le jeune homme a toutefois exprimé des regrets et assuré avoir changé de comportement. Il affirme avoir arrêté l'alcool et évoque un manque de prise en charge après le drame : "J'avais surtout besoin d'une aide médicale et psychologique, mais les délais d'attente étaient trop longs."

