Probation autonome pour un Montois traumatisé après le meurtre de son ami à Nimy

Deux ans après un drame qui l'a profondément marqué, un jeune Montois comparaissait devant le tribunal correctionnel pour rébellion et menaces envers des policiers.

palais de justice de Mons
Le tribunal a suivi la plaidoirie de Me Berger. ©Google

Le tribunal a finalement suivi la défense, plaidée par Me Jérémie Berger, en accordant une probation autonome de deux ans au prévenu pour des faits d'outrages et de rébellion survenus le 9 avril 2024, à Nimy.

Ce soir-là, le jeune homme, en proie à une détresse persistante, avait consommé de l'alcool en grande quantité. Quelques mois auparavant, en janvier, il avait assisté impuissant au meurtre de son meilleur ami, poignardé à de multiples reprises lors d'une soirée qui avait mal tourné.

Près du pont

Le 9 avril, alors qu'il errait près du pont de Nimy, il a été contrôlé par la police pour ivresse sur la voie publique. D'après le substitut du procureur, son attitude s'est rapidement révélée agressive. Il aurait notamment lancé à un agent : "Sans ton uniforme, tu n'es rien. Si je te croise, tu es mort."

Face à son agitation, plusieurs policiers ont dû intervenir pour le maîtriser et le conduire au cachot. Là, son comportement s'est encore dégradé : il a uriné sur les murs et déféqué au sol. Le lendemain, sommé de nettoyer sa cellule, il a fini par s'exécuter.

Chiens de l'Etat

Lors de son interpellation et de sa fouille, le prévenu a également multiplié les insultes, qualifiant les policiers de "chiens de l'État" et de personnes "bêtes à manger du foin".

À l'audience, le jeune homme a toutefois exprimé des regrets et assuré avoir changé de comportement. Il affirme avoir arrêté l'alcool et évoque un manque de prise en charge après le drame : "J'avais surtout besoin d'une aide médicale et psychologique, mais les délais d'attente étaient trop longs."

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