Consigne sur les canettes: Colfontaine y est officiellement favorable
La commune rejoint "L'Alliance de la consigne" au même titre que 1075 autres organismes.
- Publié le 02-09-2020 à 14h10
- Mis à jour le 02-09-2020 à 13h39

C'est assez rare que pour être souligné : ce mardi soir, majorité et opposition colfontainoises sont parvenues à accorder leurs violons au bénéfice de l'environnement. En effet, la commune a marqué sa volonté de rejoindre "l'Alliance de la consigne", un groupe qui milite pour l'imposition d'une consigne sur les canettes et bouteilles en plastique, responsables d'une importante part de la pollution environnementale.
La problématique n'est pas neuve mais la Belgique peine à se prononcer sur le sujet, et ce alors que de très nombreux citoyens se montrent favorables à l'instauration d'une consigne. "Les demandes de l'Alliance de la consigne sont limpides : une solution structurelle pour la pollution par les bouteilles en plastique et canettes dans les rues, les abords de route, les plages, rivières et mers, une solution équitable et honnête qui rend les producteurs responsables et un modèle de gestion des matières premières véritablement circulaire", explique Lionel Pistone (C.Plus).
Ce dernier, à l'initiative du débat de ce mardi soir, a obtenu l'adhésion de l'ensemble du conseil communal. "L'Alliance est soutenue par 1075 organisations, associations, communes et entreprises belges et néerlandaises. Proposer à Colfontaine d'adhérer au projet, c'est apporter un peu plus de poids au groupement et plaider pour du changement." À ce stade, seules quelques communes wallonnes comme Comines-Warneton, Couvin, Neufchâteau ou Cinay ont déjà marqué leur soutien au projet.
Colfontaine s'ajoute donc à la liste. "Nous restons conscients qu'il s'agit d'une démarche avant tout symbolique mais le fait d'obtenir un vote à l'unanimité est un bon signal en matière de défense de l'environnement." En effet, L'alliance de la consigne se donne la mission de relayer les avis favorables auprès des gouvernements fédéral et régionaux, compétent en matière de politique de déchets.
D'un point de vue plus local en revanche, Lionel Pistone regrette ne pas être suivi dans sa volonté de mettre sur pied un véritable groupe de travail autour de la gestion des déchets… Une demande qu'il formule depuis près de six ans mais qui, à ce stade, n'a pas été suivie par la majorité socialiste.