Un "petit" crématorium à Eghezée
Le BEP lance le projet d'un nouveau crématorium à Eghezée, pour couvrir les demandes au nord de la province et "soulager" Ciney. Le site s'étend sur un hectare, le long de la route de La Bruyère.
- Publié le 26-08-2023 à 09h49

Dans la mort comme dans la vie, il y a des modes, des tendances mais aussi des grandes options qui finissent par durer. La crémation est de celles-là. En Flandre, six défunts sur dix sont désormais incinérés. Cinq en Wallonie. "Mais on finit aussi par suivre les mêmes les courbes", signale-t-on au Bureau économique de la Province (BEP).
Impact direct des chiffres à la hausse: les crématoriums existants connaissent de plus en plus souvent des périodes de saturation. C'est le cas du site de Ciney, lancé il y a une petite dizaine d'années, déjà avec l'appui du BEP. L'idée était donc de trouver un nouveau site pour construire un deuxième crématorium sur le sol provincial namurois. "Pour se rapprocher des besoins de la population et ne pas faire concurrence aux infrastructures déjà existantes, on a donc privilégié le nord de la province", détaille Ingrid Bertrand, pour le BEP.
Le site choisi, c'est un hectare, le long de route de La Bruyère, à proximité du rond-point "Lidl", à l'entrée d'Eghezée.
"Il y avait plusieurs critères: l'accès aux grandes voies de communication, le moindre impact paysager mais aussi et surtout le raccordement possible au gaz pour la source énergétique", poursuit-on au BEP. Les différentes cases sont donc cochées.
Par rapport à Ciney, l'infrastructure éghezéenne sera de plus petite taille. "Initialement, une seule ligne de crémation est prévue. Il y en avait deux à Ciney et trois désormais suite à l'extension", développe Ingrid Bertrand.
Le projet comprend aussi une salle de recueillement mais pas de salle de retrouvailles. Pour la tasse de café et les sandwiches, d'autres lieux sont disponibles dans la région, estime-t-on au Bureau économique. 85 places de stationnement seront également aménagées.
Le BEP prévoit à nouveau une collaboration privé-public, comme c'est le cas avec la société "Crématoriums de France" pour Ciney qui assure la gestion de l'infrastructure.
La demande de permis sera bientôt introduite, une enquête publique et une étude d'incidences seront également réalisées. "Raisonnablement, le crématorium débutera ses activités en 2026 ou 2027", pronostique-t-on au BEP. La demande sera encore bien plus pressante.