Un lotissement de six maisons projeté à Beez
Le village de Beez va accueillir six nouvelles maisons unifamiliales sur un terrain d'un hectare entre les rues du Porson et des Perdrix. Une enquête publique est en cours.
- Publié le 30-01-2024 à 11h56

Les nouvelles constructions vont bon train sur les hauteurs de Beez. Aux trois maisons qui sont en train d'être bâties au bout de l'allée des Fleurs (à côté des futurs magasins Intermarché et Aveve à l'angle de la route de Hannut et de la rue de la Libération) s'ajouteront six nouvelles habitations quatre façades sur le terrain jouxtant le concessionnaire automobile Steveny.
C'est Latour Invest qui a introduit une demande de permis d'urbanisation pour viabiliser ce terrain d'un peu plus d'un hectare sur lequel les maisons prendront place: deux le long de la rue du Porson et quatre de part et d'autre du prolongement de la rue des Perdrix qui prendra la forme d'une placette. "Quatre seront donc situées dans un cul-de-sac et deux autres seront plus près de l'autoroute E411, indique François Latour, le promoteur. Elles se répartissent sur deux parcelles d'environ 30 ares et quatre de 10 ares."
Les maisons auraient un gabarit classique avec un rez-de-chaussée, un étage et des combles. Le promoteur insiste sur les atouts du lieu, proche de toutes les commodités (transports en commun, commerces divers, proximité du centre-ville, de la gare, des axes routiers, etc).
Un refus en novembre
Le projet avait été présenté une première fois à la Ville de Namur. "La demande précédente s'est heurtée à un refus en novembre 2023. À l'époque, l'enquête publique n'avait suscité aucune réclamation de la part des riverains, explique-t-on au cabinet de l'échevine de l'Urbanisme, Stéphanie Scailquin (Les Engagés). Le refus était fondé sur un avis défavorable du fonctionnaire délégué de la Région wallonne vu l'absence d'une étude hydrogéologique." Entre-temps, le promoteur assure que tout a été réglé, que les tests de perméabilité et de gestion des eaux ont été réalisés. "Nous ne sommes pas du tout en zone inondable", affirme-t-il par ailleurs.
Il reste peu de terrains vierges sur les hauteurs de Beez. La question de la pertinence de construire six maisons à cet emplacement sera examinée lors de l'instruction du permis d'urbanisation. "Le projet se situe en classe C, respectant ainsi la densité maximale de sept maisons par hectare, compte tenu d'une densité de logement de 5,8 unités par hectare pour ce projet", précise d'ores et déjà l'échevinat de l'Urbanisme.

Enquête publique jusqu'à mardi prochain
Alors que les bourgmestres de certaines communes (Andenne par exemple) ne plaident pas en faveur de nouvelles constructions de maisons quatre façades, la Ville de Namur tient à souligner l'importance de créer des maisons unifamiliales sur son territoire.
Si le permis d'urbanisation est approuvé, la prochaine étape consistera en l'introduction d'un ou de plusieurs permis d'urbanisme pour examiner les aspects tels que les façades, les matériaux et la disposition intérieure des pièces de ces habitations.
"En effet, dès que nous aurons obtenu les feux verts (nous espérons que ce sera d'ici le mois de mai), les terrains à bâtir pourront être mis en vente. Leur prix varie entre 120 000 et 310 000€. Notre rôle est de nous occuper de l'aménagement de la voirie, de places de stationnement, de l'installation des réseaux électriques, téléphoniques et des eaux (en collaboration notamment avec la SWDE et ORES) ainsi que de la mise en place de l'égouttage. Le tout, dans le respect des normes en vigueur, ajoute François Latour. Le reste n'est pas de notre ressort. Les futurs propriétaires devront chacun déposer un permis d'urbanisme pour la construction de leur habitation, solliciter un architecte, etc."

On pourrait voir ces maisons poindre le bout de leur toit durant le deuxième semestre de 2025. Une enquête publique est en cours jusqu'au 6 février inclus. Le dossier complet peut être consulté sur rendez-vous à l'hôtel de ville de Namur. Les observations et/ou réclamations sont à adresser à urbanisme@ville.namur.be.