Police de Jemeppe-sur-Sambre: pour déposer plainte, il faut prendre rendez-vous
Depuis le 1er janvier, les citoyens doivent prendre rendez-vous pour déposer plainte au commissariat de police. Ce qui ne concerne pas, évidemment, les urgences.
- Publié le 09-02-2024 à 05h47

Dans l'idée de faire gagner du temps aux citoyens mais aussi aux forces de l'ordre, il est désormais demandé de prendre rendez-vous par téléphone ou à l'accueil pour déposer plainte au commissariat de Jemeppe-sur-Sambre. Cette demande cible, par exemple, le dépôt d'une plainte pour la perte de documents. "Je suis tout de même surpris par cette décision, commente Édouard François, conseiller communal de la Liste du mayeur (et de Peps aux futures élections), lors du dernier conseil communal. Pour quel(s) motif(s) cette décision a été prise ?"
La raison est, comme l'a indiqué Stéphanie Thoron, président de zone, totalement organisationnelle. Ce mode de fonctionnement existe déjà dans d'autres zones voisines comme Orneau-Mehaigne. "Nous avons donc pu constater tous les avantages: il n'y a plus de file d'attente, les plaintes sont mieux réparties dans la semaine tandis que le personnel affecté à la prise de plainte peut organiser sa journée et éventuellement faire d'autres choses. C'est une réduction de la charge psychosociale pour nos policiers. Quant au citoyen, il sait désormais quand il sera pris en charge."
Sauf pour les urgences
Évidemment, lorsqu'il s'agit d'une plainte urgente, il n'est pas question de prendre rendez-vous. "Elles seront directement prises en charge par les équipes." Mais qu'entend-on par urgence ? C'est à l'appréciation, au cas par cas. "La semaine dernière, une dame est venue au commissariat car elle avait perdu son sac. Elle était paniquée car elle ne parvenait pas à joindre card stop, indique Valérie Bertholet, directrice de l'appui. Nous ne lui avons pas demandé de revenir le lendemain. Nous l'avons tout de suite prise en charge."
Ce nouveau système fera l'objet d'une évaluation par le chef de corps faisant fonction, Frédéric Henry, trois mois après sa mise en service pour rectifier le tir au besoin. "À terme, nous aimerions que les citoyens puissent choisir eux-mêmes leur rendez-vous sur une plateforme en ligne", conclu Stéphanie Thoron.