Sambreville : il était accusé de tentative d'assassinat sur son frère, le tribunal leur interdit d'entrer en contact
La plus grave des préventions n'est finalement pas établie mais ils ont été condamnés pour de nombreuses autres.
- Publié le 12-04-2024 à 13h17
- Mis à jour le 12-04-2024 à 16h04

Deux frères de la région de Sambreville qui s'entendaient bien il y a quelques années d'ici étaient poursuivis devant le tribunal correctionnel de Namur le 15 mars dernier. Depuis plusieurs années, menaces, coups, destruction de véhicule, harcèlement, entrave méchante à la circulation font partie de leur quotidien. Une tentative d'assassinat a même été évoquée, mais elle n'a pas été retenue par le tribunal correctionnel de Namur qui a prononcé son jugement ce vendredi.
Une peine de 3 ans de prison assortie d'un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive déjà effectuée a été prononcée à l'encontre de celui reconnu coupable de coups et blessures, menaces, harcèlement et détention d'arme. Il est donc acquitté d'une tentative d'assassinat contre son frère. Également prévenu pour une entrave méchante à la circulation, menaces, harcèlement et destruction d'une voiture, le deuxième est condamné à une peine de 18 mois de prison assortie d'un sursis probatoire. Parmi les conditions de leurs sursis respectifs, les deux frères ont l'interdiction d'entrer en contact l'un avec l'autre.
Une simple dispute entre ces deux individus a tout déclenché. Le 15 février 2022, Christophe aurait dégradé la VW Touran de son frère Frédéric en frappant dessus avec une batte de baseball. "Ce n'est pas moi. Il cassait sa voiture pour m'accuser", dit le suspect. Juste avant, il l'a aussi menacé de venir lui briser les genoux. En retour, Frédéric a aspergé son visage avec du spray au poivre.
En voiture avec un katana
Le lendemain, le 16 février, Frédéric, énervé, aurait tenté de tuer son frère et son beau-frère. Il a été contrôlé par la police en raison d'une conduite dangereuse. Il était armé d'un katana. La veille, il avait envoyé une vidéo dans laquelle il expliquait qu'il allait passer à l'acte. Devant les policiers et en cellule, il a répété à plusieurs reprises qu'il allait les égorger. "Je n'avais pas l'intention de les tuer. C'était pour faire peur, sous le coup de l'alcool", expliquait-il. Me Constant abondait dans son sens : "juridiquement, la tentative d'assassinat ne tient pas. Il n'y a aucun commencement d'exécution. On reste dans le registre de la menace. Ce qu'il aurait fait s'il n'avait pas été arrêté par la police reste très hypothétique."
Quelques mois plus tard, début octobre 2022, Christophe a poursuivi son frère en voiture et l'a embouti par l'arrière. On lui reproche une entrave méchante à la circulation. "Il m'a téléphoné en me disant qu'il était devant chez moi et qu'il allait violer ma femme. Je suis rentré et je l'ai suivi pour avoir une explication. Il a volontairement et brusquement freiné devant moi.", explique Christophe.
On inverse les rôles une quinzaine de jours plus tard puisque le 18 octobre, Frédéric menaçait son frère Christophe de l'écraser avec sa voiture. On lui reprochait également de lui avoir envoyé à lui, et a son beau-frère, de nombreuses vidéos de menaces via les réseaux sociaux et d'avoir frappé, en janvier 2021, un père et une mère de famille car leur enfant avait lancé une boule de neige sur sa voiture…