L'Eldorado de Jérémie Renier à Namur : l'abbaye Notre-Dame du Vivier et la vache Highland Angèle ont vécu une nuit de tournage
17 camions, 70 techniciens, un acteur belge de renommée internationale en la personne de Jérémie Renier. Jusqu'au bout de la nuit de jeudi à vendredi, l'abbaye Notre-Dame du Vivier à Marche-les-Dames a accueilli le tournage de la série Eldorado.
- Publié le 13-05-2025 à 11h54

"En 1973, le choc pétrolier marque la fin des Trente Glorieuses. Heureusement, en France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées. Un aristocrate belge (Arnaud de Toledo, campé par Jérémie Renier) et un obscur savant italien (Florindo Bonamici, incarné par un autre Belge, Laurent Capelluto) parviennent à convaincre le puissant groupe Elf Aquitaine de l'existence d'un procédé révolutionnaire permettant de détecter du pétrole depuis les airs."
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Voilà le pitch de la série franco-belge Eldorado, attendue sur les écrans pour 2026. En attendant, ça tourne, depuis quelques semaines, dans notre pays. Après Bruxelles, fin avril, la production a posé ses décors et ses caméras à l'abbaye Notre-Dame du Vivier, le soir du 8 mai jusqu'au petit matin du 9 mai. "Comme à chaque tournage de grosses productions, une organisation et une logistique incroyables. 17 camions, 70 techniciens, décorateurs, régisseurs, acteurs et figurants pour quelques séquences d'une série en 6 épisodes de 42 minutes", commente Geoffroy Bouvier, copropriétaire de l'abbaye.
Jérémie Renier (une septantaine de films et séries à son actif, dont quelques films des frères Dardenne, Dikkenek, Cloclo, L'ennemi) a donc débarqué jeudi soir, cheveux longs et barbe, complètement décontracté, accessible et chaleureux. "Il s'est littéralement jeté sur la star de l'abbaye, Angèle, notre vache Highland, pour envoyer une petite vidéo à sa fille. Il s'est aussi énormément intéressé à l'abbaye et à son histoire, particulièrement séduit par le charme des lieux."
Et il n'y a pas eu trop besoin de les maquiller. "Le tournage a eu lieu dans le cloître, dans une cellule de l'abbaye et dans le salon des hôtes de l'hôtellerie 1603. Ainsi que dans l'église, précise Geoffroy Bouvier. Les scènes ont été tournées de nuit avec une logistique et une organisation au top et des moyens considérables. Cependant les décors étaient minimalistes tant l'abbaye offrait le décor recherché. Il n'y a donc eu aucun aménagement ou modification des lieux. Seuls des éléments de décor ont été mis en place." Malgré tout, si l'abbaye est sise à Marche-les-Dames, à l'écran, son ambiance monastique sera transportée dans le temps (les années 70) et pourrait bien être délocalisée sur un autre continent si l'on en croit les indices laissés par l'agence de casting qui recrutait des figurants pour les séquences namuroises, "des hommes originaires du Pérou, Argentine, Amérique du Sud ou Amérique Latine, âgés de 25 à 75 ans".


Ce n'est pas la première fois que les projecteurs sont braqués sur la photogénie de l'abbaye Notre-Dame du Vivier. Par le passé, elle a accueilli les tournages de séquences des biopics Soeur Sourire (avec Cécile de France), de Bolero, ou des séries Ennemi public et Les aventures du jeune Voltaire. "Prochainement, nous accueillerons deux tournages de séries scandinaves, Danemark et Suède, et une série flamande est en projet".
Outre Jérémie Renier, les acteurs Karim Leklou, David Marsais, Stéphane Guillon ou encore Patrick Chesnais sont annoncés (mais l'abbaye garde le secret sur leur venue ou non lors de cette nuit de tournage) au casting d'Eldorado.