Temesta, laxatif, et somnifère dans le café de leur collègue du CNP Saint-Martin : la suspension du prononcé de la condamnation pour 2 prévenues
Certaines prévenues ont admis avoir voulu fatiguer la victime pour l'éloigner du service.
- Publié le 28-05-2025 à 14h00

Le tribunal correctionnel de Namur a rendu ce mercredi son jugement dans une affaire de harcèlement moral au travail, survenue au sein du CNP Saint-Martin, à Dave, entre avril 2020 et 2021. Six techniciennes de surface y étaient poursuivies, notamment pour tentative d'administration de substances, harcèlement moral et abstention coupable à l'encontre d'une collègue.
Les faits, reconnus par la majorité des prévenues lors de l'enquête interne et judiciaire, révélaient un comportement collectif humiliant : du Temesta, du laxatif, du sel et des somnifères auraient été versés à plusieurs reprises dans le café de la victime, en plus d'injures régulières. Certaines prévenues ont admis avoir voulu la fatiguer pour l'éloigner du service.
Ce mercredi, le tribunal a prononcé la suspension du prononcé de la condamnation pour une durée de trois ans à l'encontre des deux prévenues considérées comme les principales instigatrices. Parmi elles, celle qui a reconnu avoir elle-même ajouté les substances au café, mais aussi l'instigatrice des faits de harcèlement. Les prévenues poursuivies pour abstention coupable ont, quant à elles, été acquittées.
La victime, qui avait changé de service en septembre 2021 et suivi un accompagnement psychologique, ainsi que l'institution Les Frères de la Charité, se sont constituées parties civiles. Chacune obtient un euro provisionnel à titre de dommages.
Les faits avaient été reconnus comme un accident de travail par l'assureur. L'affaire avait suscité l'attention en raison du caractère collectif des agissements et du silence de certaines prévenues.