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Procès Sky ECC à Namur : un "mandaï" mais pas un "big boss"

"Pour les peines, on a sorti le bazooka alors qu'un pistolet à billes aurait suffi", estime l'avocate du premier prévenu.

Samuel Husquin
Océane Vermeiren
 La défense a aussi fait le procès de l’enquête. "On a trop chargé la barque des prévenus", dénoncent plusieurs avocats. Les plaidoiries continuent toute la semaine.
La défense a aussi fait le procès de l’enquête. "On a trop chargé la barque des prévenus", dénoncent plusieurs avocats. Les plaidoiries continuent toute la semaine. ©ÉdA-Vincent Lorent

Quatorze années de prison, 120 000 € d'amende et des confiscations pour plus de deux millions d'euros… C'est peu de dire que Alket Verushi risque gros, au cœur du procès Sky ECC, en cours devant le tribunal correctionnel de Namur.

L'Albanais arrêté en Espagne est suspecté d'avoir été le patron de cette organisation criminelle hyperactive dans la cannabiculture mais aussi la vente de drogues douces et dures, quasiment à travers tout le pays.

"Quatorze ans, c'est une peine d'élimination, bon débarras !", déplore Me Ricardo Bruno, l'avocat du premier prévenu. "Ce n'est pas une bête sauvage. Il a pris des responsabilités mais on a aussi terriblement chargé sa barque."

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