Collision entre deux véhicules à Eghezée : un des conducteurs avait 2,4 grammes d'alcool dans le sang, les deux versions divergent
Le conducteur en état d'ivresse a été lourdement condamné et fait appel.
- Publié le 09-12-2025 à 12h45

Le 21 décembre 2022, une collision entre deux véhicules a eu lieu à Aische-en-Refail. Un des conducteurs se trouvait en état d'ivresse et présentait un taux d'alcool de 2,4 grammes par litre de sang.
Il a été condamné pour ces faits en novembre 2024 à une amende de 4800 euros, à une déchéance du droit de conduire de 6 mois et à représenter une partie des examens du permis de conduire. La condamnation prévoit également la pose d'un éthylotest antidémarrage (alcolock) durant 2 ans, une fois qu'il aura récupéré son permis de conduire. Une peine lourde prononcée par le tribunal de police, dont il a fait appel ce mardi.
Si Me Gervais, conseil du prévenu ne conteste pas l'imprégnation alcoolique de son client, il rappelle qu'il existe deux versions fort différentes de l'accident. "Mon client était arrêté sur le bas-côté pour uriner et son véhicule a été percuté". L'acquittement est donc plaidé pour les préventions relatives à cet accident. Une peine de travail est sollicitée pour remplacer l'amende initialement infligée pour les préventions relatives à l'alcoolémie.
Le conseil de la partie civile, l'autre conducteur impliqué dans l'accident, rappelle que la bonne foi du prévenu est soumise à caution quand on évoque ce qui s'est réellement passé ce jour-là : "Juste après l'accident, il a déclaré qu'il avait bu 2 bières une heure avant la collision. A nouveau interrogé, il a évoqué 6 demi-litres de bière et un verre d'alcool."
Le substitut Colson relève les déclarations contradictoires au sujet de l'accident. Mais aussi le fait que le conducteur a déjà 2 antécédents spécifiques qui ont débouché sur des peines de travail. "Il a récidivé et n'a donc pas compris que les peines de travail étaient des mesures de faveur. Je demande la confirmation du jugement initial, même si je ne suis pas opposé au fait que la durée de l'alcolock passe de 2 ans à un an."
Jugement le 13 janvier.