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Domaine provincial de Chevetogne : Le "bilan moral" et les comptes (réglés) de Bruno Belvaux

Le directeur du domaine provincial de Chevetogne part à la retraite, laissant un "testament" fidèle à son style. Un bilan "moral" de 28 ans de carrière. Car se contenter d'un bilan comptable pour un service public, dit-il, relève de la "perversité intellectuelle". Une sortie en fanfare.

EMMANUEL WILPUTTE
 Fin de carrière pour le directeur de Chevetogne… marquée par un ultime coup de sang.
Fin de carrière pour le directeur de Chevetogne… marquée par un ultime coup de sang. ©ÉdA – Jean-Pol SEDRAN

Bruno Belvaux part à la retraite d'ici quelques jours. Durant plus d'un quart de siècle, le Namurois a non seulement dirigé le domaine provincial de Chevetogne, mais il l'a aussi "pensé", transformé. Et 28 ans plus tard, on se rend compte qu'il a été pionnier, qu'il a anticipé de désormais évidences, créant un "paradis vert", des musées intelligents ouverts à l'imagination.

Comme aboutissement de tout ce processus, il aurait voulu léguer pour le futur un concept de "musée vert", imaginé avec le professeur Dufrêne, spécialiste de l'écologie à la faculté gembloutoise Agrobiotech. Une sanctuarisation d'une bonne partie des 600 hectares. Trois ans qu'il a mis sur la table ce projet. Il laisse très perplexe la majorité provinciale MR-Les Engagés-DéFI. On peut même écrire qu'elle est (certains de ses membres à tout le moins) ulcérée par la personnalité de Bruno Belvaux, un employé "électron libre" défenseur de ses propres idées. Voilà comment le schéma directeur… du directeur a été écarté, malgré le soutien de nombreux "amis" de Chevetogne. Il y a un an, le pouvoir provincial avait annoncé "son" schéma directeur, en consultant plus largement que le nombril de Belvaux, car c'est cela que l'on pense et que l'on dit parfois (de manière moins crue), au MR ou chez Les Engagés.

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