Quatre mois de violence envers ses anciens voisins à Beauraing punis par une peine de cinq ans de prison avec sursis

Il était persuadé qu'ils avaient tiré à la carabine à plomb sur sa voiture un an plus tôt.

S. M.
Le prévenu devra se soumettre à un important dispositif probatoire.
Le prévenu devra se soumettre à un important dispositif probatoire. ©D.R

Le tribunal correctionnel de Dinant a condamné, mercredi, un homme né en 1988 poursuivi pour de multiples faits de violence commis à l'encontre de ses ex-voisins entre février et juillet 2020 à Beauraing, à cinq ans de prison avec sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive déjà subie. Des préventions d'entrave méchante à la circulation, de tentative d'incendie, de dégradation et de rébellion lui étaient aussi reprochées.

Le prévenu a pris ses anciens voisins en grippe, persuadé qu'ils avaient tiré à la carabine à plomb sur sa voiture un an plus tôt. Le 29 février 2020, il s'est rendu au domicile de ses anciens voisins pour s'en prendre une première fois à eux. Il a porté plusieurs coups à l'homme et lui a brisé une bouteille de bière sur la tête pendant qu'un tiers retenait sa compagne.

Le 2 avril 2020, il est entré de force dans le même domicile et s'en est encore pris physiquement à ses occupants. Le prévenu est également retourné chez eux pour dégrader leur propriété alors que les victimes étaient à l'hôpital en raison de la précédente agression. Il a notamment saccagé du mobilier et renversé un poêle à bois en fonctionnement, ce qui lui valait d'être poursuivi pour tentative d'incendie.

Le 4 avril 2020, le prévenu, qui faisait l'objet d'un signalement à la police, a refusé le contrôle et lancé une course-poursuite durant laquelle il a lancé des objets vers le véhicule de police à ses trousses. De nouveaux faits de violence ont enfin encore été commis à l'encontre de ses anciens voisins, le 7 juillet 2020.

Devant le tribunal, le prévenu a expliqué avoir commis ces faits sous l'influence de l'alcool. Dans son jugement, le tribunal a tenu compte de la violence "gratuite et inouïe" dont le prévenu a fait preuve et de son mépris pour le travail des forces de l'ordre.

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