Football : la RUW Ciney améliore ses infrastructures (photos)
Depuis qu'il a été contraint de quitter le Stade Lambert, le club de football de la RUW Ciney doit continuer à investir dans l'amélioration de son outil. Un coût bien nécessaire pour un club qui évolue en D3 amateurs.
- Publié le 25-11-2023 à 10h00

Le RUW Ciney, installé au Stade Tilleux à Biron, c'est 33 équipes, soit 450 joueurs, dont la majorité s'entraîne trois fois par semaine. Pour accueillir tout ce beau monde, des infrastructures adaptées sont de mise. Centre de football de la Province de Namur, soit l'un des quatre centres de foot élite de Wallonie, le club se doit aussi d'offrir aux joueurs et joueuses un outil qui colle à l'image prestigieuse qu'il renvoie.
Il y a trois ans, l'équipe première a été rapatriée de l'emblématique Stade Lambert au Stade Tillieux. Les vestiaires et la buvette ont ainsi été agrandis, un deuxième terrain synthétique et un deuxième terrain en herbe ont été créés afin de répondre aux critères de l'Association des Clubs de Foot Francophones (ACFF). Mais aujourd'hui, les installations méritent toujours d'être améliorées. Ou d'exister tout simplement. À ce stade, des tribunes ne seraient pas du luxe. Un dossier est en train d'être monté pour une demande de subsides à Infrasport. Pour pouvoir y prétendre, le contrat d'occupation qui lie le club à la ville de Ciney a été prolongé jusqu'en 2048 au dernier conseil communal.
Dans les cordes s'il pleut des cordes
"Le match qu'on a joué contre Tamines (D3 amateur) fin octobre, je n'ai pas vu la fin du match tellement il pleuvait! Comme on n'a plus de tribune, on est allé s'abriter dans la buvette mais on ne voyait plus le match. Et puis il y a beaucoup de vent ici. Il faut être courageux pour rester regarder les matchs par mauvais temps", partage André Daoust, président du club.

Vu l'urgence, le club installera bientôt un container tribune comprenant une dizaine de places assises. En attendant d'en demander une plus conséquente à Infrasport. "Maintenant l'équipe première reçoit 150 personnes. Ce n'est plus comme il y a 30 ans, quand j'entraînais, où on recevait 350, 400 personnes, mais quand même, c'est nécessaire. On verra si on installe un deuxième container ou pas", poursuit le président... "Les vieux comme moi sont un peu nostalgiques du cadre du Parc Saint-Roch", sourit-il.
Terrain synthétique, éclairage led, panneaux photovoltaïques...
Mais la tribune n'est pas le seul besoin du club actuellement. Pour parfaire l'outil, le président André Daoust anticipe déjà la suite.
"Un des deux terrains synthétiques installé il y a douze ans à destination des équipes jeunes devra très prochainement faire peau neuve. Coût du remplacement: 415.000€", estime André Daoust. "Avant, Infrasport comptait qu'il fallait l'amortir en seize ans, maintenant c'est dix. On peut encore tenir deux ans avec mais c'est un coût à prévoir. Il devient dur et pour l'équipe première ce n'est pas bon musculairement. Pour les jeunes, c'est super parce que le ballon va vite et on peut travailler le contrôle."
Autre modernisation à prévoir, le remplacement de l'éclairage classique actuel par du led. "Pour l'instant on consomme énormément d'électricité. Et les premiers fusibles qui sautent quand on consomme trop, ce sont ceux des machines à jetons dans la buvette!", grimace André Daoust. Et ça, par conséquent, c'est encore beaucoup moins rentable pour le club.
Dernière urgence avant la fin de l'année, l'installation de panneaux photovoltaïques. S'ils sont opérationnels avant le 1er janvier 2024, le club peut encore bénéficier du compteur à l'envers et donc de la possibilité de réinjecter le surplus d'électricité sur le réseau sans frais. Pas le temps de passer par Infrasport, donc. Ce sera aux frais du club...