Envie de devenir parrain/marraine d'un mineur étranger non accompagné ? Une séance d'information a lieu ce 20 mai à Namur

L'asbl Live in Color promeut l'intégration de jeunes réfugiés via un programme de parrainage citoyen. Elle organise, le mardi 20 mai à 18h30, une séance d'information au n° 20 de la rue de l'armée Grouchy à Namur.

S. M.
Arul (à droite) a récemment rejoint la la famille du parrainage Liveincolor avec son filleul Esrom, un jeune érythréen.
Arul (à droite) a récemment rejoint la famille du parrainage Live in Color avec son filleul Esrom, un jeune érythréen. ©Live in Color

En Belgique, 5 à 20 mineurs étrangers non accompagnés (MENA) sont signalés quotidiennement au service des tutelles en Belgique. Des jeunes venus de régions en guerre ou confrontés à des persécutions, arrivés seuls en Belgique.

La province de Namur en accueille plus de 400 dans ses différents centres. "L'État belge les prend en charge en leur désignant un tuteur. On estime que cet encadrement est bien mais n'est pas suffisant pour qu'un ado puisse trouver sa place en Belgique", explique Marie Collin, coordinatrice du programme de parrainage pour l'asbl Live in Color.

Depuis sa création en 2015, cette association promeut l'intégration de ces jeunes réfugiés via un programme de parrainage citoyen. Il s'agit d'une initiative concrète et solidaire qui permet à des bénévoles d'accompagner un jeune réfugié dans son parcours d'intégration. Ce mardi 20 mai à 18h30, elle organise une séance d'information au n° 20 de la rue de l'armée Grouchy à Namur.

2 à 3 rencontres/mois

Ce programme de parrainage favorise premièrement l'apprentissage du français. "Ces jeunes suivent déjà des cours mais le parrainage leur permet de parler de manière informelle, de la pluie et du beau temps dans un contexte sans stress, qui permet généralement d'avoir un déclic, de ne plus avoir peur de s'exprimer et d'oser aller vers des personnes locales ou fréquenter certains lieux (bibliothèque, pharmacie…)", précise Marie Collin.

Il permet également de renforcer les repères culturels, de créer un lien social et affectif durable. Il ne demande par ailleurs aucun engagement financier. Simplement un peu de temps, d'écoute et de bienveillance. Deux à trois rencontres mensuelles sont préconisées dans les premiers mois de la relation afin de tisser des liens et d'établir la confiance. "Ensuite, ils la font vivre comme ils veulent puisqu'ils échangent entre eux directement. Ils peuvent se voir n'importe quand en dehors des heures scolaires. Les mineurs peuvent même déloger, pour des excursions ou vacances plus longues. Ils ne peuvent par contre pas sortir de Belgique tant qu'ils n'ont pas leurs papiers."

"Pas de profil type"

Ce processus de parrainage part d'une double démarche volontaire. Celle du MENA qui souhaite se faire parrainer et celle du citoyen. "Beaucoup de ces jeunes viennent d'Afghanistan, Syrie, Palestine, Erythrée ou de Guinée. Il y a 90 % de garçons avec une moyenne d'âge de 16 ans. On a des plus jeunes et plus âgés, mais on ne va pas au-delà de 23 ans. On a des jeunes en demande d'asile, ou pas", poursuit Marie Collin. Actuellement, une quinzaine de jeunes sont en attente de parrainage en province de Namur. "La denrée rare, ce sont les parrains/marraines. Il n'y a pas de profil type pour le devenir. Cela peut se faire en solo, en duo, entre voisins ou colocataires".

En pratique : le bénévole reçoit un formulaire dans lequel il explique ses motivations et son quotidien afin de trouver des binômes de complémentarité. "On rencontre tant les jeunes que les parrains/marraines. Après cette étape, il y a une formation de 3h30 sur le contexte migratoire en Belgique et un entretien individuel de 1h 1h30 pour co-construire le projet de parrainage", termine Marie Collin.

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