Une Namuroise poursuivie pour un abus de confiance portant sur une somme de 77.000€ : "Elle a fait preuve d'une imagination débordante"
Entre février 2019 et novembre 2022, une dame a remis une somme de 77.000€ à une autre femme qu'elle avait rencontrée au Beau Vallon. Celle qui a reçu de l'argent aurait abusé de sa confiance.
- Publié le 27-06-2025 à 13h30

Un abus de confiance portant sur une somme de 77.000€ a été évoqué ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Namur.
La prévenue, née en 1968 et la victime se sont rencontrées à l'hôpital psychiatrique du Beau Vallon, à un moment charnière de leur vie. Elles se sont liées d'amitié, se confiaient l'une à l'autre. Un lien de confiance a été tissé. Au point qu'en sortant de cette institution, elles ont habité ensemble dans un appartement de la Chaussée de Louvain, à Bouge.
Durant une partie de cette cohabitation, entre février 2019 et novembre 2022, la prévenue aurait abusé de la confiance de sa partenaire. "Elle a fait preuve d'une imagination débordante pour se faire remettre de l'argent", explique l'avocat de la partie civile. On parle d'un montant total de 77.000€. "Elle disait avoir besoin de cet argent pour ses parents qui étaient en détresse totale, pour acheter un vélo, pour des cadeaux pour l'anniversaire de ses enfants,…"
Elle s'était engagée verbalement à la rembourser. "Pour faire croire à ce remboursement, elle affirmait avoir un compte bancaire au Luxembourg qui arrivait à échéance. Et pour le prouver, elle a simulé un contact téléphonique avec un avocat alors que c'était avec son père qu'elle s'entretenait."
Abus de confiance, escroquerie ou problème civil ?
La principale intéressée explique que ce sont ses propres parents qui lui mettaient la pression, par l'intermédiaire de sa fille, pour obtenir cet argent. "Surtout quand ils ont appris qu'elle avait vendu sa maison", dit-elle.
Ce n'est qu'en décembre 2022 qu'elle a signé une reconnaissance de dette de 50.000€, peu avant d'avoir été mise à la porte de l'appartement par sa cohabitante. Mais elle n'a jamais remboursé le moindre centime.
Le parquet de Namur ne voit pas dans ces manœuvres un abus de confiance puisque l'argent perçu a bien été utilisé aux fins demandées. Au mieux, c'est une escroquerie. "Sinon, c'est une problématique civile".
Si une prévention devait être déclarée établie, défense et parquet de Namur sollicitent une suspension du prononcé.
Jugement le 26 septembre.