L'open data, des données avec un potentiel infini au service des Namurois

Le projet namurois de valorisation des open data du territoire par la participation citoyenne a reçu le Prix gouvernance data 2019.

Magali Veronesi
L'open data, des données avec un potentiel infini au service des Namurois

Le projet namurois de valorisation des open data du territoire par la participation citoyenne a reçu le Prix gouvernance data 2019. Namur Smart city, on en parle depuis des années. On a reçu d'énormes subsides européens pour progresser en la matière. Sans que les citoyens sachent vraiment à quoi cela rimait sinon avec le progrès. Une smart city, c'est une ville qui utilise les nouvelles technologies pour améliorer le quotidien de ses administrés.

Alors que le système de transport intelligent sera bientôt dévoilé aux Namurois, un outil de collecte des données de mobilité et d'aiguillage vers des solutions multimodales ou de parking notamment, on apprend que la Ville a reçu le Prix gouvernance data 2019. "Il s'agit d'un titre honorifique pour un projet subsidié pour moitié par la Ville et pour moitié par la Région", souligne Samuel Nottebaert, responsable du service de géographie urbaine et de data office.

Il s'apprête à rédiger un cahier de charges afin d'inviter les entreprises à développer des services : des applications mobiles, de l'éclairage intelligent, des plateformes participatives, capteurs de calcul de la qualité de l'air, etc. Ces idées de projets existent, mais doivent être renforcées, complétées, partagées afin de s'inscrire dans une véritable dynamique territoriale.

Des idées ont déjà émergé de la collaboration de la Ville de Namur avec Hennalux et l'UNamur. Mais il faut des professionnels pour que les idées qui répondent à un vrai besoin ou à une envie des citoyens arrivent sur le marché.

Quelques exemples ? "Il est possible de déterminer quel est le quartier ou le village dans lequel vous devriez chercher un logement en fonction de la proximité des transports en commun, des écoles ou crèches", relate Samuel Nottebaert .

Ou bien de croiser les données accessibles par tous pour savoir à quel endroit de la ville il vaut mieux ouvrir votre commerce. "Prenons le cas de jeux vidéo qui s'adressent aux 15-35 ans. Puisqu'on connaît les densités de population par tranche d'âge, on peut estimer le périmètre le plus porteur. Selon le type de commerce, cela peut varier selon qu'on vise une clientèle à pied ou qu'elle nécessite un parking proche…"

Les services de l'administration vont piocher des informations utiles à leur travail dans les données proposées en open data. Les Namurois sont des milliers à aller consulter ces données en open data, mais savent-ils à quel point ces données sont actualisées ? "Chaque jour, la démographie est mise à jour. Namur est la seule dans le monde à proposer ce genre de chiffres sur 35 ans, sur un périmètre aussi découpé. Généralement, les comparatifs peuvent se faire à l'échelle d'un pays, pas d'une ville de 110 000 habitants", souligne Samuel Nottebaert.

D'où l'intérêt de relancer les entreprises, les concepteurs, afin que cette base de données géante et précise contribue à développer des outils pour des Namurois. "Par exemple, il serait possible, avec la thermographie réalisée pour mesurer l'isolation des toits et le potentiel photovoltaïque, de savoir quel serait le montant des primes accordées pour un bâtiment précis."

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