Philippe Bauffe victime d'un dramatique accident de travail
Ouvrier au CPAS, Philippe Bauffe a été victime d'un accident vendredi dernier. Le CPAS n'a pas été à la hauteur suite à cet accident. La famille demande des explications.
- Publié le 10-11-2014 à 14h56
- Mis à jour le 10-11-2014 à 15h12

Philippe Bauffe, 46 ans, est une figure bien connue dans le village de Mourcourt. Tout le monde l'appelle d'ailleurs Pelo.
Mais le boute-en-train est malheureusement décédé ce dimanche soir des suites d'un accident de travail survenu ce vendredi après-midi. Il était employé comme ouvrier maçon au service du CPAS de Tournai.
La famille Bauffe a rédigé un communiqué ce lundi suite au décès de Philippe Bauffe. "Pelo était occupé au home Le Moulin à Cailloux à Tournai. Son épouse a été prévenue vendredi 7 novembre en début d'après-midi qu'il avait été victime d'un accident de travail assez grave, avec apparemment une fracture à la jambe. La personne qui a avisé son épouse n'a aucun rapport avec les services du CPAS de Tournai et a été avertie par un collègue de travail qui n'avait pas les coordonnées de la personne à avertir en cas d'accident. Il aurait été percuté par la camionnette d'un collègue lors d'une manœuvre."
La famille Bauffe indique que l'épouse de Philippe Bauffe a retrouvé son mari aux urgences de la Dorcas, totalement inconscient à cause d'un "coup à la tête très sérieux". Pelo a été opéré, mais les médecins n'ont rien pu faire.
La famille ne comprend pas comment la police et l'inspection du travail n'ont été averties immédiatement après les faits par les services du CPAS. C'est la famille elle-même qui a alerté le directeur général du CPAS, Luc Leroy, alors à l'étranger, qui a ensuite appelé la police.
Elle regrette ensuite "l'absence totale de réactivité des services du CPAS juste après les faits" ou encore "l'absence totale de procédure ou de respect des procédures en cas d'accident du travail grave".
Suite à ces remarques, la famille Bauffe souhaite connaître les circonstances exactes de l'accident et que des mesures soient prises en interne dans l'institution afin que cette situation de gestion des ressources humaines désastreuse ne se reproduise plus.
