Anthony Basilico au sujet de l'archéosite : "le remboursement TVA et le retour des écoles vont faire du bien, mais les investissements actuels pèsent lourd"

L'échevin du tourisme donne son point de vue sur la situation financière de l'ASBL.

G.Dx
Anthony Basilico au sujet de l'archéosite : "le remboursement TVA et le retour des écoles vont faire du bien, mais les investissements actuels pèsent lourd"
©Devaux

Lors du conseil communal fin juin, Anthony Basilico (l'Essentiel), échevin du tourisme, s'était exprimé au sujet de l'archéosite. "Les travaux entrepris par l'ASBL pour la construction du nouveau bâtiment d'accueil sont conséquents. Malgré les subsides et les compléments obtenus, l'investissement en fonds propres est très important et vient encore percuter les finances. La situation est alarmante mais pas désespérée quand on sait que les réserves au 31 décembre étaient encore confortables."

Evelyne Gillet, directrice de l'archéosite, évoque "des conclusions financières hâtives qui s'appuient essentiellement sur notre bilan financier et notre trésorerie de 2020 faisant fi de notre situation budgétaire 2021 pourtant problématique ainsi que des investissements déjà consentis pour le nouveau bâtiment d'accueil."

Elle s'interroge. "Donc, ça veut dire qu'il faut attendre que notre situation soit désespérée, attendre la faillite et la dissolution de l'ASBL pour envisager une intervention ? Je précise au passage que nous avons rentré une demande de prêt via la Sowalfin, mais qu'elle a été refusée. Je le répète, la commune se porte garante pour nos investissements en équipement touristique auprès du CGT pour un montant d'un million. Donc, on nous laisse construire le bâtiment, mais on ne nous aide pas."

Anthony Basilico souligne que lors de différentes réunions, la situation fiscale avait été évoquée. "Souscrire un prêt ricochet auprès de son agence bancaire via la Sowalfin, c'est moi qui avais proposé l'idée. Si l'archéosite n'a pas obtenu ce prêt, c'est que la situation n'est pas encore jugée trop alarmante."

Selon l'échevin du tourisme, il faudrait que deux conditions soient remplies pour que l'archéosite puisse sortir la tête de l'eau. "Un, l'archéosite, via la création d'une autre ASBL, attend un remboursement TVA de l'ordre de 216 000 €. Ensuite, on peut clairement espérer le retour des écoles à partir de ce mois de septembre."

L'échevin estime que les investissements consentis pour le nouveau bâtiment vont peser lourd. "Le subside était de 600 000 € au départ. Il a fallu plus : 800 000. Puis, ce n'était pas encore assez et le subside s'élève à un million. Ce n'est pas tout. Il faut que l'archéosite sorte 500 000 € de plus sur fonds propres pour mener à bien ce projet. Il y a eu des imprudences dans ce dossier, une mauvaise gestion. Il aurait aussi fallu que l'ASBL puisse bénéficier d'un prêt mais je le répète, sa situation n'a pas été jugée assez mauvaise."

ASBL privée

Quant au boni dégagé par le compte communal 2020, à savoir 588 000 €, Anthony Basilico veut couper court à cet argument. "588 000 € sur un budget communal de près de 16 millions, ce n'est pas beaucoup. Il suffit que nous ayons un problème à une voirie dans l'entité et tout y passe. Et puis, n'oublions pas que cette ASBL est privée ! Oui, je siège au CA, mais comme observateur, pour être au courant. Je n'ai aucun pouvoir décisionnel. Si on aide l'archéosite, alors il faut aider d'autres structures aussi et la commune n'en a pas les moyens."

Anthony Basilico regrette que ce dossier soit, quelque part, politisé. Pour lui, certains tirent les ficelles. "Ecoutez, je reconnais volontiers que l'archéosite mène un travail exceptionnel. Ses membres sont des passionnés qui veulent faire vivre leur bébé et je les comprends. Je veux trouver une solution et je reste attentif à la situation. Je vais reprendre contact avec Madame Gillet. Mais si c'est pour continuer à me faire taper dans le dos, je risque de perdre patience…"

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