Un jeune supporter brugeois de 17 ans enfermé au Danemark après des incidents lors d'un match de Conference League : "Une sanction très lourde"
Il avait été impliqué dans des échauffourées après Aarhus-FC Bruges. Sa mère s'insurge.

- Publié le 11-08-2023 à 08h19
- Mis à jour le 11-08-2023 à 08h21

On ne rigole pas avec les faits qualifiés de hooliganisme au Danemark. Une famille brugeoise l'a appris à ses dépens. Un adolescent de 17 ans est retenu dans une institution fermée pour mineurs à Aarhus à la suite d'incidents survenus jeudi 3 août après le match de Ligue Europa Conférence Aarhus-FC Bruges.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, à 03 h 00 du matin, la mère de cet adolescent, domiciliée à Jabbeke, a reçu un coup de téléphone. C'était un juge danois qui lui signalait que son fils, âgé de 17 ans, avait été arrêté.
Avec une vingtaine d'amis, l'adolescent avait suivi au Danemark le FC Bruges, l'équipe de football dont il est supporter. Les amis portaient des cagoules et se sont retrouvés mêlés à une foule après le match. Ils étaient quelque peu survoltés car leur équipe, malgré sa défaite au Danemark lors de ce match retour, passait au tour suivant. Il y a eu des incidents avec de jeunes Danois mais, selon la mère de l'adolescent, il n'y aurait pas eu échange de coups même s'il y a eu une bousculade.
On ne rigole pas avec les faits qualifiés de hooliganisme au Danemark.
Le fait est, qu'après ces incidents, la police danoise est intervenue. Le jeune Brugeois et ses amis ont été interpellés par la police. Celui-ci avait entre les mains un t-shirt, qu'il avait arraché à un jeune Danois, âgé de 14 ans à peine. Tant et si bien qu'à l'inverse de ses amis, retenus quelques heures, la police ne lui a pas permis de s'en aller. Il a été présenté à un juge.
Une mesure radicale
Et celui-ci a pris une mesure que ne comprend pas la mère du jeune : il devra rester quatre semaines dans une institution fermée, soit jusqu'à la prochaine rentrée scolaire. La mère a décidé illico de se rendre au Danemark. Elle y était vendredi, le lendemain de l'arrestation de son fils mais elle n'a pu le voir.
"Il est maintenant seul dans une institution pour jeunes dans un pays dont il ne parle pas la langue. Les soignants m'ont fait savoir qu'il souffrait de crises de panique", a-t-elle expliqué à la presse flamande.
La mère de l'adolescent a pris un avocat, Me Franky Baert, qui a aussitôt choisi d'aller en appel. Mais la justice a maintenu sa décision : quatre semaines en institution. Elle a cependant requalifié les faits : il n'est plus question de violences mais d'un simple vol de t-shirt. Ce qui ne rassure pas la mère,. D'autant que lundi, son fils fêtera son 18e anniversaire. Et elle craint qu'il ne soit transféré dans une institution pour adultes.
"C'est une sanction très lourde pour un mineur de 17 ans qui n'est pas connu de la justice. Il ne faut pas sous-estimer l'impact d'une incarcération de quatre semaines dans un pays étranger pour un mineur", commente Me Baert.