Vuelta 2023 : les dix étapes clés sur la route de Remco Evenepoel
Parmi les 21 étapes du 78e Tour d'Espagne, dix sortent du lot. Avec, notamment, le Tourmalet, Angliru ou encore le chrono à Valladolid.
- Publié le 24-08-2023 à 17h38

La 78e édition de la Vuelta, qui débute ce samedi, s'annonce ardue (53 065 mètres de dénivelé) même si son tracé est le plus court (3 157,5 km) depuis près de vingt ans. Il n'en sera que plus dynamique. Avec sept étapes de haute montagne et neuf arrivées au sommet (48 cols et côtes recensés, soit dix de plus qu'il y a un an), la liste des étapes à suivre aurait pu être plus longue.
1re étape – Samedi 26 août – Clm par équipes à Barcelone (14,8 km)
Pour la 13e fois en quatorze ans, la Vuelta débute par un chrono par équipes. Son parcours est plat, dans le centre de Barcelone qui accueille un deuxième Grand Départ après celui de 1962. Plus court que celui de l'an passé (gagné par les Jumbo), il ne devrait pas créer d'énormes écarts sur l'avenue de la Reine Marie-Christine après le passage sur la place d'Espagne et sa majestueuse fontaine.
3e étape – Lundi 28 août – Suria – Arinsal (158,5 km)
Dès le 3e jour, la course au maillot "rojo" arrive en haute montagne avec une arrivée inédite en Andorre dans la station d'Arinsal. Une étape difficile (3 472 mètres de dénivelé) qui finit par une montée de 8,3 km à 7,7 % avec plusieurs passages à 13 %, elle-même précédée par celle, deux fois plus longue, du col d'Ordino (19,6 km à 4,8 % mais une seconde partie plus pentue) qui flirte avec les 2 000 mètres d'altitude.
6e étape – Jeudi 31 août – La Vall d'Uixo – Javalambre (183,1 km)
Quittant le littoral après deux étapes propices aux sprinters, l'étape finit en Aragon. Cela monte quasi toute la journée pour finir à l'Observatoire de Javalambre, au sommet du Pico del Buitre (le pic du vautour) et ses 10,9 km à 8 % (avec plusieurs pointes à 15-16 %) où des favoris pourraient voir des étoiles. Arrivée à 1 956 mètres d'altitude après une journée qui recense 4 013 mètres de dénivelé.
8e étape – Samedi 2 septembre- Dénia – Xorret de Cati (165 km)
L'étape part de Dénia où de nombreux coureurs et équipes sont souvent en stage. Cinq difficultés majeures sont recensées (3 619 mètres de dénivelé), trois de 2e, une de 3e et la dernière en 1re catégorie. Cette montée de Xorret de Cati (3,9 km à 11,4 %) présente un avant-dernier kilomètre à 15,3 % (avec des passages à 21 %). Au sommet, il reste une descente de trois kilomètres pour rallier la ligne.
10e étape – Mardi 5 septembre – Clm à Valladolid (25,8 km)
Le seul chrono individuel. Ce nouvel affrontement entre favoris survient après la 1re journée de repos (marquée par un long transfert) et se disputera autour de Valladolid. La chaleur pourrait y être étouffante. Le tracé est plat, si l'on excepte une bosse au début (0,6 km à 6,5 %), et favorable aux rouleurs sur de larges routes avec une quinzaine de virages à peine.

13e étape – Vendredi 8 septembre – Formigal – Tourmalet (134,7 km)
Annulée en 2020 en raison de la pandémie, la visite au Tourmalet s'annonce comme une des étapes majeures de cette édition avec 4.266 mètres de dénivelé. Une étape très courte avec 4 difficultés dont la première, le col de Portalet, grimpe dès le départ (4,5 km à 5,5 %). Au sommet, le peloton entrera en France. Jusqu'à l'arrivée au Tourmalet (18,9 km à 7,4 %), toit de la Vuelta qui culmine à 2.115 mètres, les coureurs devront escalader le col d'Aubisque (16,5 km à 7,1 %), prolongé de la courte montée au Soulor, puis le col de Spandelles (10,3 km à 8,3 %).
14e étape – Samedi 9 septembre – Sauveterre-de-Béarn – Larra-Belagua (156,2 km)
Nouvelle étape très athlétique (4.623 mètres de dénivelé) qui peut infléchir le classement. Avec, à la mi-course, deux des cinq cols Hors catégorie de cette édition, le col d'Hourcère (11,1 km à 8,7 %) et du Port de Larrau (14,9 km à 8 %), où la course retrouvera l'Espagne. La montée finale (9,5 km à 6,3 %) vers Larra-Belagua, gravie à deux reprises, est pentue dans sa première partie et plus roulante sur la fin.
17e étape – Mercredi 13 septembre – Ribadesella – Angliru (124,4 km)
Neuvième retour à l'Angliru, la Bête des Asturies, et ses pourcentages de VTT. Deux montées de 1re catégorie précèdent la montée infernale (12,4 km à 9,8 %) dont les derniers sept kilomètres sont à 13,2 % avec des passages allant de 17 à 24 %.
18e étape – Jeudi 14 septembre – Pola de Allande – Cruz de Llinares (178,9 km)
Deuxième étape asturienne. C'est la plus pentue de cette édition (4.630 mètres) dont l'arrivée au Puerto de la Cruz (8,3 km à 8,8 %) est inédite. À vol d'oiseau, une dizaine de kilomètres séparent l'Angliru (escaladé 24 h plus tôt) du Puerto de la Cruz. Celui-ci sera gravi à deux reprises avec un premier passage au sommet à 25 kilomètres de l'arrivée.

20e étape – Samedi 16 septembre – Manzanares el Real – Guadarrama (207,8 km)
À la veille de l'arrivée, l'étape la plus longue, une des deux seules de plus de 200 km. C'est une étape plus musclée que Liège-Bastogne-Liège (4 361 mètres de dénivelé), avec dix côtes de 3e catégorie dans la Sierra de Guadarrama, au nord de Ségovie. Un tracé technique où les descentes joueront elles aussi un rôle important.