Icon payantArticle réservé aux abonnés

Les marginaux du peloton: Ben Berden, une histoire dans la peau

Le corps du cyclo-crossman, empli de tatouages, raconte une vie marquée par un contrôle positif à l'EPO. Découvrez le premier volet de notre série sur les marginaux du peloton !

Quentin Finné
Les marginaux du peloton: Ben Berden, une histoire dans la peau
©Demoulin

Le corps du cyclo-crossman, empli de tatouages, raconte une vie marquée par un contrôle positif à l'EPO.
La cuillère tourne nerveusement dans une tasse de café où le sucre est pourtant dissous depuis de longues minutes. Le regard parfois fuyant, Ben Berden se livre avec une retenue que ne laisserait pourtant aucunement deviner son look exubérant. Qu'importe. Quand le Limbourgeois peine à trouver les mots, c'est son corps qui parle pour lui.
Contrôlé positif à l'EPO fin 2004, la vie de l'un des cadors du cyclo-cross belge s'est totalement écroulée un jour de décembre. Suspendu pour une durée de deux ans, Berden est également sanctionné par une amende de 60.000€ qu'il continue de rembourser encore aujourd'hui.
"Financièrement, je me suis retrouvé à terre. Cette sanction m'a également coûté mon mariage. Des pensées suicidaires m'ont traversé l'esprit durant une période, mais mon amour pour la vie et mes deux fils a heureusement pris le dessus. Aujourd'hui, j'ai définitivement accepté mon erreur et sais qu'il me faudra composer avec celle-ci. Cela fera toujours partie de mon histoire."
Un destin qu'il a écrit sur un corps devenu une sorte de parchemin. De la nuque au bout des doigts et des chevilles, les tatouages qui ornent la peau du Limbourgeois sont autant d'instantanés d'une existence tourmentée.

EPO Fuel : sur le bras gauche de Berden, une gigantesque bouteille affiche ce drôle de millésime que l'on peut traduire par carburant : EPO . "Je suis conscient du rôle que cette substance a pu avoir sur mes performances. Je n'étais sans doute pas le plus grand talent de ma génération. Je dirais plutôt que j'appartenais à la catégorie des underdogs. Grâce à l'EPO, je roulais trente secondes plus vite au tour sur une boucle accomplie habituellement en cinq à six minutes."

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...