Monfort : "Ce Giro est fou !"
Le Wallon est passé à l'offensive avant d'être repris dans le final d'une étape intense.
- Publié le 12-05-2015 à 21h24
- Mis à jour le 13-05-2015 à 07h10

Le Wallon est passé à l'offensive avant d'être repris dans le final d'une étape intense. Maxime Monfort est souvent décrit comme un bon gestionnaire de ses efforts sur trois semaines. Raison pour laquelle il ne se lance pas souvent dans de longues offensives, pour assurer un bon classement final. Mais hier, Maxime Monfort a changé de tactique. Il s'est glissé dans la grande échappée d'une journée folle, qui a fait des dégâts et va laisser des traces.
"Ce n'était pas forcément mon but au départ d'attaquer, mais le début de course a à nouveau été fort décousu", nous expliquait-il hier, en fin de journée. "Je me suis retrouvé devant et je me suis dit : pourquoi pas ? Car je pensais bien que les Tinkoff-Saxo n'allaient plus rouler en tête de peloton comme ils l'avaient fait lundi."
Surtout que Roman Kreuziger faisait partie des fuyards. "J'y ai cru, car nous avons quand même eu neuf minutes d'avance", poursuit Maxime Monfort. "Malheureusement, on ne s'entendait pas trop devant. Ce n'était pas du tout organisé, il y avait de nombreuses attaques. À un moment donné, je me suis même retrouvé bien derrière les premiers ! J'ai dû chasser pour revenir. Et dans le final, comme Astana faisait le forcing derrière, j'ai souvent pris les relais, pour organiser à nouveau notre groupe."
Mais les Contador et Aru sont revenus dans la dernière montée, à un peu plus de dix bornes du but. "Cette journée a coûté beaucoup d'énergie, et j'ai eu des crampes dans la dernière montée, je n'ai pas su suivre le groupe des favoris", conclut-il. "C'est dommage : cela a été beaucoup d'efforts pour pas grand-chose… Mais bon, le résultat n'est pas mauvais. Peut-être que j'aurais obtenu le même sans avoir attaqué… En usant aussi beaucoup de forces, parce cela a bagarré dans le groupe des favoris. Ce qui est sûr, c'est que ce Giro est complètement fou, incroyable. Il n'y a que quatre jours de course et déjà des écarts incroyables ! Et à mon avis, il va encore se passer beaucoup de choses !"
