Contador entretient le flou

L'Espagnol, qui reprend la compétition ce mercredi au Portugal, pourrait finalement prolonger sa carrière au terme de cette saison 2016.

Quentin Finné
Porec - Croatia - wielrennen - cycling - radsport - cyclisme - Alberto Contador (Tinkoff) pictured during photoshoot Tinkoff Pro Team 2016 - photo LB/RB/Cor Vos © 2016 © Photo News
Porec - Croatia - wielrennen - cycling - radsport - cyclisme - Alberto Contador (Tinkoff) pictured during photoshoot Tinkoff Pro Team 2016 - photo LB/RB/Cor Vos 2016 © Photo News ©Photo News

L'Espagnol, qui reprend la compétition ce mercredi au Portugal, pourrait finalement prolonger sa carrière au terme de cette saison 2016. Le soleil qui illuminait Lagos et le sud du Portugal mardi n'a pas suffi à dissiper le banc de brume installé sur l'Algarve depuis la veille. Alors que le 42e Volta ao Algarve, qui débute ce mercredi pour se conclure dimanche, devait ouvrir l'ultime saison d'Alberto Contador, une interview accordée par le Pistolero au site spécialisé Cyclingnews a jeté le flou sur l'avenir du Madrilène.

À 33 ans, le coureur de l'équipe Tinkoff arrive en fin de contrat avec la formation de l'extravagant oligarque russe et claironne depuis plusieurs mois que cette année 2016 (sa 14e comme pro) sera celle de ces ultimes défis : conquérir une troisième victoire sur le Tour (celle de 2010 lui a été retirée) et décrocher l'or olympique à Rio.

Force est de constater que le discours et les plans de Contador ont changé en l'espace de quelques semaines puisque le grimpeur de la Tinkoff laisse désormais la porte ouverte à une prolongation de sa carrière.

"J'ai actuellement deux options en tête", a ainsi détaillé Contador. "La première est de continuer à courir si je venais par malheur à subir un contretemps d'envergure sur le Tour, comme en 2014 (NdlR : chute dans la descente du Petit Ballon lors de la 10e étape). La seconde, qui prend de plus en plus de consistance, serait de créer ma propre formation. Mais c'est compliqué..."

C'est que l'Espagnol voit grand puisqu'il vise ni plus ni moins que le World Tour. Pour réunir l'enveloppe de 15 millions nécessaires au montage d'une structure de ce niveau, Contador serait en négociations concrètes avec plusieurs potentiels partenaires.

"Il faut une équipe qui présente des garanties maximales pour courir au plus haut niveau et cela implique un budget très élevé", poursuit le coureur de Pinto. "Il s'agirait d'une équipe qui pourrait revendiquer une participation au Tour de France et serait capable de m'y épauler."

Car si Contador parvenait à boucler le dossier, il s'installerait volontiers en leader de cette nouvelle entité. "Si elle ne peut pas m'épauler au plus haut niveau, ce n'est peut-être pas intéressant pour moi. Actuellement, je chiffrerais la possibilité d'être toujours présent dans le peloton en 2017 à 50 %."

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