Tim Wellens : "Je connais le Poggio par cœur"
Désormais résident monégasque, le coureur de Lotto-Soudal s'entraîne souvent sur le final de la Primavera.
- Publié le 14-03-2017 à 11h04
- Mis à jour le 14-03-2017 à 11h05

Désormais résident monégasque, le coureur de Lotto-Soudal s'entraîne souvent sur le final de la Primavera. Son teint hâlé n'est pas que l'effet du soleil qui accompagne le peloton depuis le début de ce Tirreno Adriatico. Installé à Monaco depuis l'été dernier, Tim Wellens enfile désormais plus souvent les lunettes noires que l'écharpe et le bonnet.
En voisin de la côte ligure, le coureur de Lotto-Soudal met souvent le cap à l'Est pour parcourir, lors de ses sorties d'entraînement, le final de Milan-Sanremo.
"Lors de mes premières semaines en Principauté, j'allais le plus souvent vers la France car j'y trouvais le trafic moins dense, commente le Trudonnaire. Mais maintenant que je maîtrise mieux les différents parcours, je prends pratiquement exclusivement la direction de l'Italie. Et je peux dire que je connais le Poggio et la Cipressa par coeur… Lors des séances qu'il me concocte, mon entraîneur me demande en effet souvent de parcourir à cinq reprises chacune de ses deux difficultés sur lesquelles j'effectue alors des exercices spécifiques. Je n'aurai donc pas besoin d'effectuer une reconnaissance en fin de semaine. (rires) Mais plus que la connaissance des ascensions, c'est la maîtrise des descentes qui pourrait s'avérer importante en course ce samedi."
C'est que s'il sait ne pas émarger à la liste des favoris, Tim Wellens pense avoir une réelle chance de succès.
"Comme beaucoup de coureurs au départ", sourit celui qui a emmené sa chienne Georgette avec lui sur le Rocher. "Mais pour espérer gagner, je sais qu'il me faudra profiter d'une bonne dose de chance. Trois scénarios pourraient, selon moi, me sourire. Une attaque sur la Cipressa, dans le Poggio ou lors de l'ultime approche de la Via Roma. Les contours de cette course se dessinent souvent sur quelques secondes. Si vous choisissez de passer à l'offensive, il faut espérer que vos rivaux hésitent un instant avant de réagir."
Souvent dépeinte comme une très longue course d'attente, Milan-Sanremo semble contrainte au tempérament offensif inscrit dans les gênes de celui qui a déjà levé les bras trois fois cette saison.
"Quand près de 300 bornes sont au menu du jour, on est plus parcimonieux dans ses efforts", conclut Wellens dans un sourire. "Et puis je sais que c'est la seule manière d'espérer m'imposer…"