Julian Alaphilippe impatient avant le Tour de Wallonie: "J'ai hâte de courir et de gagner"

Julian Alaphilippe, 30 ans, disputera, pour la 2e fois de sa carrière (60e en 2014), le Tour de Wallonie dont la première des cinq étapes sera disputée samedi entre Temploux et le Mur de Huy.

Julian Alaphilippe impatient avant le Tour de Wallonie: "J'ai hâte de courir et de gagner"
©AFP

Le double champion du monde français (Quick Step-Alpha Vinyl) n'a épinglé qu'un seul dossard depuis sa lourde chute à Liège-Bastogne-Liège: au championnat de France le 26 juin où il s'est classé 13e après avoir beaucoup travaillé pour son coéquipier Florian Sénéchal, nouveau champion de France. La première étape du Tour de Wallonie sera très symbolique pour le champion du monde, qui s'est imposé à trois reprises (2018, 2019, 2021) en haut du Mur de Huy, où tombera le premier verdict du Tour de Wallonie.

"Je sors d'un stage de deux semaines à Livigno en Italie où j'ai bien travaillé en endurance et en côte", a expliqué Julian Alaphilippe dans le cadre d'une conférence en ligne organisée par son équipe. "Je n'ai donc certes pas la préparation de la Flèche wallonne pour attaquer le Mur de Huy. Mais je connais cette côte où je me suis imposé trois fois, je l'aime autant que je la déteste. La finale de samedi se jouera avec les jambes. Je verrai comment je serai, mais je suis un attaquant et mon but est toujours le résultat. J'avoue que j'ai hâte de courir et de gagner. Le Tour de Wallonie doit me servir à retrouver le rythme et le plaisir et tout ce que je pourrai y réaliser sera bon à prendre. Nous ferons un premier bilan après la course wallonne avant de disputer la Clasica San Sebastian et le Tour de l'Ain. Ensuite, je participerai au Tour d'Espagne où nos objectifs seront nombreux: les victoires d'étapes et le classement général avec Remco Evenepoel. Je n'aurai donc pas toute la pression."

Le champion du monde ne souffre plus des conséquences de sa lourde chute à Liège-Bastogne-Liège. Alaphilippe s'était relevé de sa chute dans un fossé, à 60 kilomètres de l'arrivée de la Doyenne, avec deux côtes cassées, une fracture de l'omoplate et un hémopneumothorax. Il avait repris l'entraînement avec un stage en Sierra Nevada. Son équipe avait décidé de ne pas l'aligner au Tour de France.

"Je n'ai plus de séquelles de ma chute qui a fait que ma deuxième partie de saison présente une configuration différente, mais je ne mets pas de stress, j'ai envie de terminer la saison certainement mieux que je l'ai commencée. Après la Vuelta, il y aura le mondial à Wollongong en Australie, le 25 septembre. Je n'ai pas encore examiné le parcours. Je sais juste que ce sera difficile."

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