Abandonner ou continuer ? Remco Evenepoel doit jouer la prudence avant tout, en vue des classiques ardennaises… et du Tour de France
Même s'il n'a rien de cassé, le Brabançon ne doit prendre aucun risque au moment d'envisager continuer le Tour de Catalogne, pour ne pas compromettre ses classiques ardennaises. Ni le Tour.

- Publié le 26-03-2026 à 06h20
- Mis à jour le 26-03-2026 à 08h00

La chute de Remco Evenepoel à moins de 500 mètres de l'arrivée de la 3ᵉ étape de la Volta a Catalunya a rappelé une vérité pour tout cycliste empreint d'un esprit aussi offensif que le sien : entre une victoire et une chute, la ligne est très fine.
Même si le Belge n'a rien de cassé, les écorchures au dos, au ventre et au coude sont bien présentes et rendent toute prise de risque inutile. Il ne doit reprendre la course que s'il se sent à 100 %, ou presque, au réveil après une nuit que l'on devine compliquée.
L'étape de jeudi, rabotée de sa principale difficulté (Vallter 2000), pourrait lui offrir une occasion de se refaire la cerise, de tester son corps sans s'épuiser. Mais rappelons-le au besoin : le Tour de Catalogne n'est pas le Tour de France. Et même si l'épreuve catalane, au sortir d'un stage en altitude, a tout d'un excellent test en vue de juillet, les véritables objectifs du printemps de Remco, ce sont les Ardennaises, l'Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, dans moins d'un mois. Affronter Jonas Vingegaard ou les autres leaders avec des blessures ou des douleurs résiduelles ne lui donnera aucune réponse fiable sur sa condition.
Mieux vaut récupérer pleinement, que de courir amoindri et laisser le doute s'installer. Même s'il semblait en grande forme avant de goûter le bitume, Evenepoel sait que parfois, la sagesse vaut mieux que le panache : protéger son corps aujourd'hui, c'est se donner toutes les chances de briller demain, là où ça compte vraiment.