Cian Uijtdebroeks termine sa saison et son aventure avec Visma | Lease a Bike en Chine : "On m'a offert un long voyage…"
Pour la première fois de sa carrière, Cian Uijtdebroeks va rouler en Chine. C'est là qu'il va boucler le chapitre Visma | Lease a Bike.

- Publié le 13-10-2025 à 18h32

Il a alimenté la rubrique mercato avec son transfert chez la Movistar, que personne n'avait vu venir. Mais sportivement, Cian Uijtdebroeks mérite aussi la lumière. Depuis son retour en forme début août, qui s'est matérialisé par une victoire sur le Tour de l'Ain et une deuxième place sur le Tour de République tchèque, le coureur de Hannut enchaîne les belles performances.
De gros progrès dans les courses d'un jour…
"Je n'ai jamais arrêté de croire en moi", précise celui qui avait impressionné lors des championnats du monde au Rwanda, où il avait été le dernier Belge à suivre Tadej Pogacar dans le Mont Kigali. Il a ensuite confirmé avec sa 8e place sur le Tour d'Emilie et, surtout, son top 10 sur le Tour de Lombardie. Ces bons résultats sont le fruit d'un changement de position sur le vélo qui lui a permis de retrouver la plénitude de ses moyens. Ils sont aussi les marqueurs d'une progression pas forcément attendue dans les courses d'un jour, qui n'ont jamais été son domaine de prédilection dans le passé.
"C'est vraiment très beau de terminer dans le top 10 lors de mon premier Monument, savourait le coureur de 22 ans samedi soir à Bergame. Les courses d'un jour de ce niveau, c'est une nouveauté pour moi et j'y engrange beaucoup d'expérience. On y roule toute la journée à bloc. Au début, ça fait très mal aux jambes mais au fil de la journée, je me rends compte que je me sens de mieux en mieux, même si j'ai du mal à suivre les gars plus explosifs que moi dans les moments décisifs."
Mais même dans cet aspect, les progrès d'Uijtdebroeks sur les efforts courts sont notables. "J'ai pas mal travaillé dans ce domaine, car je sais que ça me servira à l'avenir. Que ce soit sur les courses d'un jour ou sur les grands tours."
… mais toujours focalisé sur les grands tours
Le Belge ne le cache pas : les courses de trois semaines sont toujours ses objectifs majeurs. Elles sont aussi la raison principale de son départ du Team Visma | Lease a Bike, qui ne lui offrait pas les possibilités de programme que lui offrira Movistar l'an prochain. "Je veux me battre pour des tops 5 et des tops 10 sur les courses de trois semaines… et pourquoi pas un maillot de meilleur jeune", résume-t-il.
Mais avant de tourner la page vers 2026, Cian Uijtdebroeks va découvrir un 20e pays sur son vélo, cette semaine : la Chine. Trois jours après la Tour de Lombardie, il sera au départ du Tour de Guangxi (14-19 octobre), la dernière course World Tour de la saison, ce mardi. Ce qui ne semble pas forcément le réjouir. "J'ai reçu un voyage en Chine en cadeau", grimace le souriant grimpeur, qui se serait bien vu mettre un terme à sa saison un peu plus tôt. Mais le management de Visma | Lease a Bike en a décidé autrement.
"On verra ce que je peux faire, souffle le Belge de 22 ans. Le voyage est long et il s'agira d'abord de bien récupérer durant les premières étapes. L'objectif est d'être prêt pour la cinquième étape, qui sera l'étape reine." Avec ses passages à 15 % dans la rampe finale vers Nongla. Pour le reste, les sprinters et les puncheurs sont attendus, à l'image de Jhonathan Narvaez (UAE Emirates), Paul Magnier (Soudal Quick-Step) ou Jordi Meeus (Red Bull-Bora-Hansgrohe). Et pour le général, les autres favoris se nomment Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) ou Felix Grosschartner (UAE Emirates). Mais dans une bonne journée, Cian Uijtdebroeks semble avoir les armes pour rivaliser. Et terminer sa saison en beauté.
