L'enquête de la police française sur le dopage mécanique dans le cyclisme a abouti à un non-lieu, a révélé L'Equipe dimanche.

Selon le quotidien français, les juges d'instruction ont conclu à un non-lieu à l'issue d'une enquête de deux ans sur le moteur électrique dans le vélo. Les gendarmes n'ont rien trouvé.

Le dopage mécanique était apparu au grand jour lors des Mondiaux de cyclocross 2016, à Zolder. Les contrôleurs de l'UCI avaient découvert une assistance électrique dans un des vélos de la Belge Femke Van den Driessche, en catégorie espoirs.

Après cela, plusieurs histoires évoquaient "un pacte de corruption scellé au plus haut niveau international", entre institutions et équipes, voire fabricants, au sujet de la fraude technologique dont profiteraient des coureurs du top mondial cycliste.

En 2017, le Parquet national financier (PNF) a saisi deux juges d'instruction. Une information judiciaire avait été ouverte pour escroquerie ou tentative d'escroquerie. Les enquêteurs ont notamment interrogé le Hongrois Istvan Varjas, l'inventeur autoproclamé du vélo à moteur, mais d'après L'Equipe, toute l'enquête a été classée sans résultat. "L'affaire a fait l'objet d'une ordonnance de non-lieu pour infraction non caractérisée le 13 janvier 2020", a indiqué le PNF au quotidien sportif.

Condamnée à six ans de suspension, Van den Driessche reste à ce jour la seule cycliste de haut niveau "contrôlée positive" au moteur.