Tour de France 2026: tout le peloton a fait l'objet d'un contrôle antidopage lundi
Tous les coureurs du Tour de France encore en lice ont fait l'objet d'un contrôle antidopage lors de la journée de repos lundi, a indiqué l'International Testing Agency (ITA) en charge de ses tests dans un communiqué mardi soir.

- Publié le 22-07-2026 à 07h25
- Mis à jour le 22-07-2026 à 07h26
Dans ce communiqué, l'ITA "confirme qu'une vaste mission de contrôle sanguin dans le cadre du Passeport biologique de l'athlète a été menée lors de la journée de repos du Tour de France, le 20 juillet 2026."
"Tous les coureurs du peloton ont été inclus dans cette mission de contrôle, qui s'inscrit dans le programme antidopage de l'ITA fondé sur le renseignement et l'évaluation des risques pour la course", ajoute cet organisme indépendant auquel l'Union cycliste internationale (UCI) a délégué son programme antidopage en 2021.
Selon, l'ITA, cette vague de tests, menée avec le soutien du personnel de prélèvement de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), "complète les contrôles standards pré-compétition effectués sur tous les coureurs" dans les jours précédant le grand départ le 4 juillet à Barcelone, "ainsi que tout contrôle déjà réalisé pendant la course".
Le recueil d'échantillons sanguins supplémentaires permet à l'ITA d'évaluer les variations de marqueurs biologiques hématologiques pertinents et de renforcer le suivi longitudinal du profil individuel de chaque coureur.
L'ITA rappelle que le passeport biologique de l'athlète, introduit en 2008 dans le cyclisme, ne cherche pas à détecter directement une substance ou une méthode interdite mais surveille, dans le temps, certaines variables biologiques afin d'identifier des changements susceptibles d'indiquer des effets du dopage.
Plusieurs équipes du Tour de France, dont Red Bull Bora, Decathlon CMA CGM et Groupama-FDJ, avaient confirmé mardi avoir reçu la visite des inspecteurs de l'ITA la veille.
Contrairement à ceux subis en pleine nuit dimanche par Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar, jugés "inhumains" par de nombreux coureurs, les tests de lundi ont été effectués à des heures plus traditionnelles, même si certains athlètes étaient déjà au lit.
Lundi soir, le syndicat des coureurs professionnels (CPA) a dénoncé les contrôles nocturnes, ce qui "peut entraver la récupération des athlètes lors de la course la plus importante et la plus difficile du calendrier mondial et est en contradiction avec les objectifs recherchés".
