"Je suis un pur Brugeois avec des affinités carolo-gozéennes..."
- Publié le 09-09-2004 à 07h26
Philippe Vande Walle a passé 32 ans de sa vie dans la Venise du Nord et ce n'est pas fini!
CHARLEROI L'ancien gardien du Jan Breydelstadion où il évolua douze saisons en deux temps (dix plus deux) est forcément incontournable au moment d'envisager un match entre le Sporting de Charleroi qui l'a révélé et le club de son coeur où il a accompli la plus grande partie de sa carrière.
"C'est notamment lors de mon premier passage à Bruges que j'ai rejoint une première fois le groupe des Diables Rouges alors dirigé par Guy Thys. International alors que j'étais à Ekeren et ensuite au Lierse je le suis resté en tant que Brugeois aux côtés de Filip De Wilde que j'ai par ailleurs accompagné à la Coupe du Monde 1998 en France. Je compte trente-huit sélections et douze capes dont la dernière, sous la houlette de Robert Waseige, remonte au match Pays-Bas-Belgique quand les deux équipes avaient partagé l'enjeu (5-5). J'ai été blessé au pied droit et remplacé alors que nous menions 1-2 au marquoir."
Mais revenons à l'attachement de Philippe Vande Walle pour le Club Brugeois et son histoire d'amour aussi longue que grande avec la Venise du Nord: "Je suis né à Bruges d'un père local et de mère wallonne. Quand j'étais petit j'assistais en qualité de supporter aux matches disputés au Klokke où m'emmenait mon papa et où je me souviens d'avoir vu évoluer Fernand Boone au poste de gardien de but qui allait lui valoir un Soulier d'Or. J'avais neuf ans lorsque ma famille s'est installée à Gozée si bien que j'ai logiquement été affilié au club de la commune pour ensuite rallier Charleroi. Vous devinez que j'ai réalisé un rêve de gosse quand j'ai été transféré au Club où j'ai côtoyé avec émoi les René Vandereycken, Georges Leekens, Raoul Lambert ou autre Birgen Jensen. Après dix années de service je suis passé successivement par Ekeren, le Lierse et Alost... pour avoir ensuite le privilège d'être rappelé à l'Olympiapark. Je suis à ce jour le seul joueur étant revenu là-bas après en être parti!"
Assurément, c'est un pur Brugeois qui s'exprime: "Je n'ai habité avec mes parents à Gozée que pendant neuf ans, ce qui revient à dire qu'à quarante et un ans je suis citoyen de la Venise du Nord depuis environ trente-deux ans tandis que mes deux filles y sont nées. J'ai tout d'abord vécu dans le centre ville et aujourd'hui nous occupons notre chalet au milieu des bois à seulement six kilomètres dudit centre. Je suis effectivement Brugeois à part entière... mais avec des affinités gozéennes, donc carolorégiennes!"
C'est dans le camp du Sporting de Charleroi que se situera Philippe Vande Walle ce prochain samedi soir à l'occasion d'une rencontre que l'on annonce d'ores et déjà haute en couleurs: "Au fil de ma carrière je me suis bien sûr maintes fois opposé au FC Brugeois mais il s'agit toujours d'un moment particulier. D'autant que je connais forcément les membres du comité et plusieurs joueurs que j'accompagnais encore il a seulement deux bonnes années. En outre je fais partie des ambassadeurs du Club, un cercle formé par Michel D'Hooghe réunissant des anciens sur base de certains critères de fidélité."
Une victoire à domicile
Alors, Charleroi va-t-il faire la nique à cet hôte de choix?
"Nous savons tous ce qui nous attend dans la mesure où nos visiteurs s'appuieront immanquablement sur leur force collective que tenteront d'exploiter leurs individualités que sont principalement Bosko Balaban et Victor. On peut faire confiance à Jacky Mathijssen pour trouver la parade tandis que nous sommes en position idéale pour aborder un tel affrontement pour rester sur une victoire rassurante en déplacement... qui en appelle enfin une à domicile. Tous les ingrédients me semblent réunis pour que nous vivions une soirée intense."
Dont manque notre football...
© Les Sports 2004
