Laszlo Bölöni: le Clasico et le communisme...

Michel Dubois
Laszlo Bölöni: le Clasico et le communisme...
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Entre l'Europe et

le championnat, Laszlo Bölöni a ses préférences

SART-TILMAN Quand on suggère à Laszlo Bölöni que le Standard se sera rarement érigé en favori aussi... net avant un Clasico , l'entraîneur roumain du Standard balaie l'argument d'une historiette empruntée... au communisme : "Je précise que je n'en étais pas membre. Mais je répercute volontiers cette petite fable : lors d'une réunion du Parti, le camarade secrétaire se lève soudain pour brosser l'éventail des réalisations : au 15 de la rue Lénine, vous pourrez apprécier une nouvelle école. Sur la Place de la Victoire, nous avons inauguré une nursery. Plus loin, nous avons construit un hôpital et plus loin encore une maison de retraite. C'est alors que, du fond de la salle, une voix s'élève : excuse-moi, camarade : je me suis promené dans la ville et je n'ai rien vu de tout cela. Le camarade secrétaire le tance alors : tu ferais mieux de travailler au lieu de te promener."

La morale de cette fable ? Ne croyez pas ce qu'on raconte dans les journaux ou lisez la presse officielle.

Laszlo Bölöni a peut-être déjà narré cette historiette à ses joueurs. Il le fera, en tout cas, s'il les sent tendus. Ce qui, pour l'heure, ne paraît pas être le cas.

"Nos affrontements récents avec Liverpool et Everton ont-ils émoussé chez nous l'impact de ce Clasico ? Je ne le crois pas, même si, c'est évident, la perspective de rejouer Everton dans la foulée d'Anderlecht demeurera à l'arrière-plan des préoccupations de mes joueurs. Mais je ne doute pas qu'ils seront motivés. S'ils ne le sont pas par eux-mêmes, le public se chargera de les stimuler. Nous allons aborder deux échéances importantes. Nous le ferons de la même manière, même si je ne cache pas que je nourris une petite préférence pour l'un des deux matches..."

Laszlo Bölöni ne l'avouera pas mais il goûtera particulièrement une victoire contre Anderlecht.

Très serein, affable en dépit d'une préoccupation personnelle - l'entraîneur craignait d'avoir oublié son portefeuille en France où il s'était rendu dès après le match à Tubize -, Laszlo Böloni a réfléchi tout haut : "À Tubize, j'avais espéré que nous nous serions mis plus rapidement à l'abri pour éviter qu'une erreur ou un exploit individuel adverse nous porte préjudice. Mais je serai incorrect si je n'accordais pas de circonstances atténuantes à mes joueurs. Après tout, nous avons géré le résultat sans grande frayeur."

L'entraîneur du Standard s'absorbe un instant dans ses réflexions. Puis il murmure : "Nous cherchons encore notre meilleur match en championnat..."

Rendez-vous vendredi ?



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