J-49: "Biglia peut faire une grande Coupe du monde"
Passé d'Anderlecht à la Lazio cet été, le régisseur argentin entre plus que jamais en ligne de compte pour une sélection avec l' Albiceleste dans l'optique du Mondiale 2014.
- Publié le 24-04-2014 à 16h37
- Mis à jour le 24-04-2014 à 17h06

Près d'une décennie après avoir été sacré champion du monde des U20, Lucas Biglia rêve désormais de se faire un nom au sein de l'équipe nationale d'Argentine A. Appelé à dix-sept reprises par Sergio Batista et Alejandro Sabella, le médian de vingt-huit ans est en train d'assurer sa place dans un noyau qui figure parmi les favoris pour le titre de champion du monde, qui se jouera cet été. Une montée en puissance due notamment à ses performances sous le maillot de la Lazio. Arrivé en juin 2013 pour 5.5 millions d'euros, El Principito avait finalement obtenu le transfert dont il rêvait après sept saisons passées à distribuer le jeu sous le maillot du Sporting. Un contrat de cinq ans paraphé dans un club à la recherche de sa gloire d'antan, celle de ce temps où l'aigle laziale faisait encore peur aux quatre coins de la Botte.
Mais avant de pouvoir poser ses bagages dans la Ville éternelle, Biglia a dû faire preuve de patience. "La vérité, c'est qu'Anderlecht ne voulait pas le laisser partir à tout prix", explique Enzo Montepaone, l'agent du joueur, au micro de Lalaziosiamonoi.it. "Aujourd'hui, ils sont quatrièmes, alors qu'en huit ans avec Lucas, ils ont toujours été qualifiés pour la Ligue des Champions (NdlR: précisons qu'en 2010-2011, le Sporting n'a atteint que la troisième place, non-qualificative pour la C1). Il était trop important pour cette équipe. C'est ce qui a amené à ce que les négociations prennent autant de temps. D'autres clubs étaient-ils intéressés ? Oui, mais je ne peux pas citer de noms..." A l'époque, le Milan AC, Arsenal et même le Real Madrid avaient été évoqués. Montepaone n'en dira pas plus...
Espoir et désespoir
Malgré un prix élevé, les débuts au Stadio Olimpico ont été difficiles pour Lucas Biglia. Débarqué avec l'étiquette d'un joueur à la fois cher et expérimenté, on attendait beaucoup de ce nouveau venu, issu d'un championnat de moindre envergure. Sans doute trop. Quasiment jamais titulaire, il est même arrivé à plusieurs reprises que l'Argentin ne figure pas sur la feuille de match. Des moments difficiles pour un joueur qui a vite dû troquer son statut de star de la Pro League avec celui de flop du Calcio.
Mais à l'heure de clore les débats en Italie, Lucas Biglia est devenu quelqu'un. Régulièrement titulaire sous l'égide d'Edoardo Reja, l'ancien Mauve est parvenu à équilibrer l'entrejeu de la Lazio aux côtés de Cristian Ledesma. "Mais il lui reste encore beaucoup à prouver", affirme Enzo Montepaone. "On a fait le bon choix en optant pour la Lazio, car il a beaucoup mûri grâce au football italien", dit-il. "De plus, c'est une grande équipe. Il a connu des difficultés, mais c'est un cadre prestigieux pour livrer une belle carrière".
Ces difficultés, l'agent y revient. Il évoque notamment la fronde des supporters contre leur président Claudio Lotito, expliquant toutefois que cela n'affecte pas son poulain outre mesure. "Tout se passe bien avec ses coéquipiers", explique-t-il. "Il se plaît à Rome et apprécie le défi offert par le président. Le cas Lotito n'entre pas en compte. Biglia peut seulement jouer et faire de son mieux pour aider l'équipe. Cela n'aura aucune influence sur son avenir à la Lazio." Le natif de Mercedes sera-t-il toujours Laziale l'an prochain ? "Seul Dieu peut le savoir", répond Montepaone.
Celui-ci se montre plus dissert au moment d'évoquer l'avenir international de l'Argentin. "Pour moi, c'est possible qu'il aille à la Coupe du monde et qu'il s'y débrouille bien", pronostique-t-il. "L'entraîneur Alejandro Sabella le tient en haute estime". On ne peut que donner raison à Señor Montepaone. En effet, sur les six derniers matches de qualifications pour le Mondial, Lucas Biglia a été convoqué à cinq reprises et a été titularisé quatre fois. Un bilan plus que positif pour un joueur longtemps fustigé pour son manque de punch offensif. Mais qui a malgré tout réussi à se faire une place au soleil en Italie et dans l'effectif albiceleste... tout en laissant un grande vide dans le XI de base anderlechtois.
