Johan Walem, nouveau directeur technique de l'ACFF, veut "apporter ma passion et mon plaisir du football"
Le Hennuyer de 52 ans a officiellement été présenté comme Directeur technique de l'ACFF.

- Publié le 21-11-2024 à 16h54

L'ACFF a ouvert un nouveau chapitre dans sa courte vie avec la nomination de Johan Walem au poste de directeur technique, lequel succède à Daniel Boccar. Si celui-ci va bientôt prendre sa retraite, le nouveau DT préfère toutefois l'avoir encore à ses côtés quelques mois. "Pour observer et ensuite vraiment passer à l'action", sourit l'ancien Diable rouge. Il ne pourra toutefois pas trop tarder à s'y mettre car l'échéance du 4 février, et sa présentation du plan pour la prochaine olympiade à l'Adeps, va très vite arriver. "C'est en tout cas un défi prenant et motivant."
Pourquoi lui ?
Choisi parmi une quarantaine de candidats, il semble, à 52 ans, "être l'homme de la situation" selon la direction de l'ACFF où les quatre managers (Donnay, Siquet, Chalet, Losfeld) ont accueilli sa nomination avec soulagement. Son parcours tant de joueur que d'entraîneur (avec des postes en séniors hommes et femmes et chez les jeunes) a donc séduit le jury du foot francophone. "Je ne viens pas avec la prétention de tout révolutionner dès janvier, souffle-t-il. Je dois d'abord partir d'une analyse par secteur et après 6-9 mois, on refera le point. Je dois d'abord être formé pour ce rôle car je ne veux pas non plus me précipiter. La connaissance des dossiers sera primordiale."
Pour y faire quoi ?
Pour l'ancien milieu de terrain se lancer dans un challenge dont il avait besoin est une façon de "boucler la boucle. J'ai fait mes tout débuts à Ecaussinnes avant de partir très vite à Molenbeek. C'est une façon de rendre au foot amateur ce qu'il m'a donné, dit-il. Un peu comme je l'ai fait avec les clubs où je suis passé. À chaque fois, j'ai pu y revenir. C'est un privilège d'être ici."
À un tel poste, le travail ne manque pas dans un univers composé de 230 000 affiliés. "Difficile toutefois de préciser un cheval de bataille aujourd'hui, explique le Hennuyer. Je dois d'abord observer, aller sur le terrain, voir comment tout le monde fonctionne car le côté humain sera important. L'idée est d'apporter ma passion et mon plaisir du foot car il faut du temps pour apporter une stratégie de développement sur du long terme. "
Boucler la boucle en revenant à l'essence même du football.
Les Diables rouges
Lui qui a bien connu les U21 (2016-2020) n'a pu cacher sa déception de les voir échouer dans la qualification pour l'Euro. S'il n'a pas précisé clairement ses objectifs, voir les Diablotins retrouver l'Euro est dans sa ligne de mire. "C'est vraiment dommage d'avoir loupé la qualification. C'est souvent une question de génération même si on a quand même pas mal de bons joueurs", estime Walem. Le mot génération revient souvent quand on évoque les Diables rouges. "On parle beaucoup de mentalité qui fait défaut. Quand je vois Spalletti qui est toujours aussi motivé sur un banc de l'Italie, je me dis que cette passion, que ce soit en équipe nationale ou aux autres échelons, nous devons aussi la transmettre en étant dynamique pour ramener un certain boost. Ce qui permettrait de ne pas tomber dans le marasme. Il ne faut pas avoir peur parfois de revenir aux fondamentaux. La formation des cadres et la manière de communiquer sont des axes de travail pour y arriver"
Je dois encore me former à ce rôle.
Quels liens avec Mannaert ?
L'ACFF a donc présenté son nouveau DT avant que celui de la RBFA n'entre en poste début décembre. Pas de hiérarchie toutefois entre Vincent Mannaert et Johan Walem, les deux pôles étant bien distincts. Des échanges existeront, tout comme avec la VV. Lui en tout cas n'était pas forcément intéressé par le poste de l'UB. "Je ne crois pas avoir le charisme pour faire ça aujourd'hui. Je n'ai pas cette prétention aujourd'hui, affirme le quinquagénaire. Il y a des rôles qui sont intéressants oui mais il faut parfois prendre le temps de grandir."
Transmettre cette passion aux équipes nationales ou aux autres échelons.
Et le coaching ?
Au lieu d'ouvrir une académie en Italie, il retrouve le Proximus Basecamp de Tubize. "Quand j'ai vu cette offre, je n'ai pas hésité. J'aime les cycles. Après 15 ans comme joueur et 15 comme entraîneur, me voilà parti pour ce cycle. De combien de temps ? Il est difficile de prévoir. On part en tout cas sur une première olympiade, précise celui qui s'écarte donc de la voie du coaching. Seuls deux cas précis pourraient rompre mon engagement avec l'ACFF. Après avoir arrêté le coaching, j'étais passé à autre chose avec la télé mais j'avais clairement besoin d'un tel nouveau challenge. J'avais d'abord repris avec l'apprentissage des gamins et ça m'avait redonné goût au foot. Pour ce poste, tout ce qu'on peut voir dans le foot avec les autres entraîneurs, c'est toujours inspirant et ça va d'une manière ou d'une autre m'accompagner dans ma façon de voir les choses. En tout cas, j'avais besoin de revenir à l'essence même du football."