CEO de la Pro League, Lorin Parys se réjouit de la saison de Super League : "On voit de plus en plus de clubs intéressés par la Super League"
La phase classique de la Super League est terminée, le calendrier des playoffs a été présenté par le CEO de la Pro League Lorin Parys, enthousiaste pour l'avenir.

- Publié le 01-04-2025 à 09h11

Après 21 journées, la Super League va entrer elle aussi dans ses playoffs après la trêve internationale. 21 journées, pour rendre un peu plus attractif un championnat réduit à huit équipes pour la saison 2024-2025. Comme la saison passée toutefois, OHL et Anderlecht sont à nouveau à la lutte pour le titre, devant un Standard Femina un peu largué et un Club YLA bien content d'avoir décroché sa place.
Grand patron de la Pro League, Lorin Parys a tenu à présenter le calendrier des playoffs et à dresser le bilan de cette première partie de saison.
Cette formule inédite avec trois tours, ce n'était pas trop ? Avec les playoffs et la Coupe, certaines équipes se rencontreront six fois au total…
"Ce n'est en tout cas pas le retour que j'ai des clubs. Gardons à l'esprit que le format se décide en fonction du nombre d'équipes. Des places additionnelles sont disponibles. Il y a un an, on a fait ce choix pour élever pas à pas le niveau professionnel en Belgique. D'années en années d'ailleurs, on serre un peu plus les critères de licences et on accepte le fait que pour certains clubs, il vaut mieux descendre pour rebondir (NdlR : comme Malines et Woluwe retournés en D1). On a donc toujours une flexibilité dans le format. Si on passe à neuf équipes la saison prochaine, en fonction des décisions de la Commission de licence, on pourrait revoir le format. Cette saison, c'était la meilleure formule assurément."
La Super League a un potentiel de croissance pour les spectateurs, la visibilité, les partenaires.
Des clubs sont intéressés par la Super League ?
"Oui mais, outre les résultats sportifs, leur arrivée dépend de la Commission de licence. On ne peut donc rien affirmer aujourd'hui (NdlR : Zulte B domine la D1, la première équipe A est Moldavo, à la 3e place. Malines est 4e). À tous les niveaux, on constate des équipes qui ont l'ambition de se présenter un jour en Super League. Cela fait plaisir. Surtout, au niveau des jeunes, on voit aussi de plus en plus d'équipes. Ça veut dire que la croissance est assurée."
La RAAL, qui évolue en IP, sorte de 3e division, affirme être structurellement prête pour la Super League. Pourrait-elle faire le bond directement ?
"On ne permet pas ce saut de division. Les critères sportifs restent indispensables. Mais à l'avenir, c'est clairement un club qu'on accueillera avec plaisir vu leur philosophie de mettre en avant le pôle féminin. On applaudit."
Il n'y a pas énormément de structures comme celle-là qui se développent.
"C'est une réalité économique : une équipe féminine, aujourd'hui, reste un coût. C'est quelque chose qu'il faut bâtir. Avec la Ligue, on prend des mesures d'investissement, des mesures d'accompagnement mais cela reste un sport différent du foot masculin. On a un potentiel de croissance à exploiter en termes de spectateurs, de partenaires, de visibilité…"
Pour les playoffs, on s'attend à une lutte à deux. Contre trois il y a un an…
"Voyons quel rôle peut jouer le Standard et Bruges. Je pense qu'ils peuvent jouer les arbitres. Le 2e ticket européen pour le vice-champion peut aussi amener du suspense."