Dries Mertens, une longévité 100 fois méritée
Le Louvaniste va atteindre le cap des 100 sélections. Retour sur son histoire en Diable.
- Publié le 15-06-2021 à 21h21
- Mis à jour le 16-06-2021 à 23h28

Un maillot floqué du n°100 ? Un gâteau à partager en équipe ? Une compilation de vidéos de ses proches ? Pour peu qu'il soit titulaire jeudi, Dries Mertens sera mis à l'honneur pour sa 100e sélection. Une prouesse pour celui qui a su attendre son heure.
Des débuts tardifs et un statut de supersub
Après quatre sélections en U17, Dries Mertens a découvert tardivement l'équipe nationale. Il avait 24 ans, un âge avancé comparé aux standads actuels. C'était le 9 février 2011, lors d'un 1-1 poussif contre la Finlande, sous Georges Leekens. "C'était logique qu'il soit appelé, se souvient Steven Defour, ancien camarade de classe et déjà international en 2011. Il cartonnait à Utrecht et a signé au PSV peu de temps après. Il est arrivé avec son caractère habituel : simple, jovial et sociable. Il s'est vite intégré."
Mertens a longtemps dû batailler pour décoller son étiquette de joker de luxe, sans doute imprimée le 15 août 2012. Contre les Pays-Bas, il sort du banc, plante un but (son premier en Diable) et donne deux assists pour une victoire 4-2. "Cela l'énervait. Comme tous les joueurs, il voulait commencer, reprend Defour. Quand il marquait, c'était sa façon de dire qu'il méritait de commencer. C'est l'histoire de sa carrière. Il a un parcours atypique, en partie parce que beaucoup de gens n'ont pas cru en lui à cause de sa taille. Mais son parcours est incroyable et force le respect."
Des buts qui comptent
Sous Marc Wilmots, Mertens n'a commencé que 53 % des matchs, mais il a bien malgré lui alimenté son image de remplaçant précieux.
Le meilleur exemple : la Coupe du monde 2014. Fâché d'être remplaçant, il a offert la victoire contre une Algérie accrocheuse (2-1). Son tournoi et celui de la Belgique était lancé. "Marquer son premier but en Coupe du monde et faire gagner son pays, devant sa famille présente au stade, ça ne s'oublie pas", expliquera-t-il.
Après un Euro 2016 surtout passé sur le banc, il a remis ça au Mondial 2018. Sa demi-volée splendide, à 0-0, a soulagé la Belgique face au Panama (3-0). Grâce aussi à ses prestations à Naples, Mertens a doucement convaincu Roberto Martinez. Son ratio de titularisation atteint aujourd'hui 79 % avec l'Espagnol.
"Il sera ému"
Ce jeudi, Mertens (21 buts en Diable) devrait bien honorer son 100e match avec la Belgique. Defour encore : "Sa longévité chez les Diables est une réponse à ceux qui le trouvaient trop petit, trop ceci ou trop cela. Dries a beau être cool et déconneur, il sera ému au moment de réaliser qu'il a atteint les 100 sélections."
Une émotion légitime au moment de jeter un œil dans le rétro. De son enfance avec ses deux frères Bram et Jeroen, entouré de ses parents, tous deux enseignants, dans le quartier d'Heverlee, jusqu'au sommet de la Serie A et les Diables.
