Jupiler, McDo, Coca-Cola, ... : alcool et malbouffe unis derrière les Diables pour doper les ventes et booster leur visibilité
Lors de l'Euro 2016 qui a généré quelque 2 milliards d'euros, environ 400 M€ provenaient des recettes du sponsoring.

- Publié le 16-06-2021 à 22h21
- Mis à jour le 17-06-2021 à 07h38

À côté des revenus issus des droits TV, de la billetterie et des hospitalités, les revenus sponsoring sont l'un des 3 piliers commerciaux de l'UEFA. Lors de l'Euro 2016 qui a généré quelque 2 milliards d'euros, environ 400 M€ provenaient des recettes sponsoring. Pour cet Euro disputé dans 11 villes à travers l'Europe, l'UEFA rassemble 12 sponsors officiels avec Alipay, Booking.com, FedEx, Gazprom, Hisense, TikTok, Volkswagen, Coca-Cola, Heineken, Takeaway.com (Just Eat), Vivo et Qatar Airways. Des partenaires qui ont bien évidemment lancé de nombreuses activations ces derniers jours. La bière sans alcool d'Heineken est notamment associée au trophée d'homme du match.
Et outre ces 12 sociétés, l'UEFA peut compter également sur le soutien d'Adidas, Hublot et Konami. On constate donc que les sponsors sont pour la plupart américains ou chinois. En effet, sur les six sponsors officiels de l'Euro 2020, un seul a des racines européennes spécifiques, à savoir la marque Heineken, alors que les autres partenaires sont tous américains. En tout cas, les gestes de boycott de Ronaldo et Pogba donnent des sueurs froides aux sponsors officiels. La tendance pourrait même les inquiéter sérieusement quand on voit que les actions de Coca-Cola ont perdu 1,6 % de leur valeur à la suite du coup d'éclat de Ronaldo, soit une baisse de la valeur marchande d'environ 3,3 milliards d'euros. Et côté sponsors des Diables Rouges, on retrouve plusieurs grandes marques de sport comme Adidas, Besix, BMW, Carrefour, Coca-Cola, Connections, Côte d'Or, GLS, ING, Jupiler, Lotto, Proximus et PwC.
Le géant américain McDonald's fait lui partie des partenaires commerciaux de l'équipe nationale. Dès lors, quelles retombées attendent les sponsors ? "Pour certains d'entre eux, l'objectif est clair : doper les ventes. L'autre but, c'est la visibilité, qui est énorme pour eux sachant que c'est un des événements les plus suivis. Si vous avez votre nom à côté, c'est le jackpot. Le consommateur va aller vers ses marques, le foot reste le plus populaire et le plus visible", analyse Luc Arrondel, économiste du sport, directeur de recherche au CNRS.
