Un championnat modeste et une sélection qui monte: ces Danois nous ressemblent plus qu'il n'y paraît
Si elle est moins cotée, l'équipe danoise présente tout de même de réelles similitudes avec la belge.
- Publié le 16-06-2021 à 16h42
- Mis à jour le 17-06-2021 à 11h13

Se pencher sur la sélection danoise et son histoire récente revient à croiser des traces du destin des Diables de ces dernières saisons. Comme des similitudes qui peuvent servir d'avertissement à ceux qui pensent que les Diables n'ont pas grand-chose à craindre de ces Danois. Bien sûr, la sélection de Kasper Hjulmand n'est pas première mondiale et n'a pas disputé une demi-finale du dernier tournoi. Mais il n'empêche, il y a des airs de faux jumeaux entre ces deux équipes.
1. Des championnats locaux modestes au regard du "Big 5"
D'abord, comme la Belgique, le Danemark n'est pas un "grand" du foot européen. Le championnat national a une tête de D2 continentale : aucun titre européen pour ses représentants depuis plus de vingt ans (et même aucun tout court pour le foot danois), une seule équipe en huitième de finale de Ligue des champions sur la dernière décennie et des clubs voués à voir leurs meilleurs éléments partir dans le Big 5. Résultat : il y a très peu de membres de la D1 nationale en sélection. Deux seulement en Belgique (Vanaken et Mignolet) et cinq sur vingt-six chez les Rød-Hvide.
Pour leur premier match, Belgique comme Danemark comptaient dix de leurs onze titulaires affiliés à un club de Premier League, Liga, Bundesliga ou Serie A. Seule différence à ce niveau : le onzième Danois, Wind, provient du FC Copenhague, alors qu'aucun joueur de Pro League n'a foulé la pelouse de Saint-Pétersbourg, puisque Vertonghen évolue à Benfica.
La qualité du onze type et la profondeur de banc ne sont évidemment pas les mêmes, puisque Mathias Jensen, qui a remplacé Christian Eriksen, évolue à Brentford, en championship anglaise.
2. Une sélection en plein boom après la traversée du désert
À l'image de la sélection belge il y a quelques années, l'équipe danoise a traversé une période compliquée. Après de tristes premiers tours au Mondial 2010 et à l'Euro 2012, elle a loupé les deux compétitions suivantes, pour dégringoler à la 50e place du classement Fifa, en octobre 2016.
La Belgique a connu une période sans tournoi plus longue encore (douze ans) et était tombée plus bas (66e en 2009), mais la courbe ascendante danoise est tout aussi spectaculaire que la belge, puisque voilà les Danish Dynamite dixièmes au classement Fifa désormais, devant les Pays-Bas, l'Allemagne ou la Croatie.
Avant de chuter contre la Finlande samedi dans le contexte que l'on connaît, le Danemark n'avait perdu que deux matchs officiels depuis novembre 2016 : ses deux rencontres de Ligue des nations face aux Diables rouges.
Même au Mondial 2018, Eriksen et les siens avaient été éliminés sans perdre, sortis en huitième de finale par la Croatie au terme d'une séance de tirs au but. Deux revers en 34 matchs, voilà une série qui fait penser à celle de l'équipe de Martinez, qui n'a perdu que trois matchs officiels depuis l'Euro 2016.
3. Des joueurs aux profils similaires
S'ils sont six de la sélection danoise à évoluer en Serie A, cinq en Premier League, trois en Bundesliga et deux en Liga, c'est aussi parce que ces joueurs ont une réelle faculté d'adaptation, une qualité souvent accolée aux Diables. Les parcours de certains internationaux sont d'ailleurs des copiés-collés de ceux de nos Diables. Formé à Odense, Christian Eriksen a intégré le centre de formation de l'Ajax à 17 ans, avant de passer à Tottenham, soit la même trajectoire que Vertonghen ou Alderweireld (passé par l'Atlético et Southampton avant d'aller chez les Spurs).
De l'Angleterre, il a fait sans problème le bond vers l'Inter, où il s'est très bien acclimaté… comme Romelu Lukaku. "Christian peut y parvenir dans n'importe quel club au monde, simplement parce qu'il sait s'adapter à n'importe quel système", disait récemment de lui Glenn Riddersholm, son entraîneur chez les U17 danois. La trajectoire d'un Maehle, passé de Genk à l'Atalanta, est similaire à celle de Castagne, aujourd'hui en Angleterre. Pas étonnant de retrouver de nombreux équipiers et ex-équipiers entre ces 52 joueurs.
