Charleroi-Standard: les trois solutions de Mayence (VIDEO)
Le Sporting veut que ça soit le coupable qui soit sanctionné.
- Publié le 13-12-2016 à 19h56
- Mis à jour le 14-12-2016 à 09h38
Le Sporting veut que ça soit le coupable qui soit sanctionné.
Dans sa défense, Maître Mayence s'est surtout attaché à prouver que la faute principale incombait aux supporters du Standard. "Dans toutes les justices, la règle de base est que c'est l'auteur de la faute qui doit être sanctionné."
Images à l'appui, il a également tenté d'expliquer que l'arbitre n'avait pas correctement respecté les différentes phases du règlement... et que la rencontre aurait déjà dû être arrêtée avant que deux supporters de Charleroi ne lancent un gobelet sur Hubert et un flash sur le terrain.
Et s'il n'a pas nié la responsabilité des fans de Charleroi, il a rappelé qu'il s'agissait de "comportements tout à fait individuel... initiés par le comportement inacceptable et répété du camp adverse."
La défense de Charleroi s'est également positionné afin que les matches soient directement arrêtés lorsqu'il y a des violences graves "comme cela a été le cas envers Nicolas Penneteau. Notre gardien n'était plus en état de jouer. C'est l'arbitre qui lui a dit de reprendre le match alors qu'il ne se sentait pas bien."
Vu que le règlement ne prévoirait pas que les peines soient partagées, Maître Mayence a donc proposé trois solutions:
La première serait qu'aucun point ne soit attrribué pour cette rencontre. C'est cela que pouvait laisser entendre la lecture initiale du règlement.
La deuxième voudrait que la victoire revienne "à l'équipe qui a commis la faute la plus légère. Et donc à Charleroi."
Mais comme le règlement est difficilement applicable, Maître Mayence a donc appelé la Commission à faire preuve d'innovation dans sa troisième solution. "Faire rejouer ce match entièrement. Et même à huis-clos, à titre exceptionnel."
Quant à l'amende de 5.000€ proposée, Charleroi ne fera pas la fine bouche...
"Pas responsable de l'arrêt du match"
Pour la partie liégeoise, il y a deux solutions : sanctionner Charleroi ou rejouer les vingt dernières minutes.
Dans leur défense, Me Ernès, l'avocat des Rouches, et Pierre Locht, le directeur juridique du Standard, soulignaient que les supporters liégeois ne pouvaient être tenus responsables des agissements de ceux de Charleroi, qui ont causé l'interruption de la rencontre. "Les supporters du Standard sont responsables de l'interruption temporaire de la rencontre mais pas de son arrêt définitif", ont-ils expliqué.
Et d'aller plus loin : "En interprétant le règlement à la lettre, on doit considérer qu'il y a eu deux interruptions temporaires : une par club. C'est d'ailleurs ce que la Pro League a constaté puisqu'elle a condamné chacun des clubs à 25.000 euros d'amende."
Un cas de figure qui n'est pas repris dans le règlement de l'Union belge. "Il ne prévoit pas cette solution", précise-t-on du côté du Standard. "Mais si on veut s'en tenir au texte, de manière stricte, c'est le club responsable de l'interruption définitive qui doit être sanctionné d'un forfait. Donc, Charleroi, pas le Standard. Car tenir les supporters liégeois, qui s'étaient calmés, pour responsables du comportement des supporters carolos est intenable juridiquement."
A côté de cette argumentation, Me Ernès et Pierre Locht préconisaient une autre solution, plus équitable à leurs yeux : rejouer les vingt dernières minutes du match, à 1-3, comme cela a déjà été le cas dans d'autres pays. "L'Uefa est claire à ce propos et son règlement fait partie intégrante de celui de l'Union Belge. Et il dit clairement que le match qui a été interrompu doit reprendre là où il s'est arrêté. Il ne faut pas inventer de sanction mais se baser sur ce règlement."
Enfin, Pierre Locht contre-attaquait en demandant également à ce que Nicolas Penneteau soit poursuivi. "Il a délibérément provoqué les supporters du Standard en leur relançant des projectiles. Selon le règlement de la Fifa, cela mérite une suspension de deux rencontres."
