Hasi: "Je n'ai pas assez de temps pour tout changer"
Besnik Hasi justifie ses choix et estime que son Sporting progresse "mais pas à pas".
- Publié le 04-04-2014 à 18h07
- Mis à jour le 05-04-2014 à 18h15

Besnik Hasi justifie ses choix et estime que son Sporting progresse "mais pas à pas". Si son baptême du feu contre Ostende s'était déroulé comme dans un rêve, la confirmation à Sclessin dimanche passé fut plus douloureuse pour Besnik Hasi. Critiqué pour sa tactique défensive, le nouvel entraîneur principal du Sporting a répondu vendredi en conférence de presse. Avec calme, diplomatie et sans aucune aigreur.
Avez-vous entendu tous les débats cette semaine sur vos choix tactiques lors du Clasico ?
"On parle toujours de la tactique, c'est normal." (rires)
Comment avez-vous encaissé ces critiques ?
"Le plus important, c'est que mes joueurs connaissaient mon plan. Je savais ce que je faisais au Standard."
Beaucoup estimaient pourtant qu'Anderlecht aurait dû débuter le match en 4-4-2, comme vous l'avez fait après la pause.
"Je vais vous expliquer ce qu'il s'est passé. Mon idée était de mettre Bruno comme deuxième attaquant. Il aurait pu profiter de l'espace dans le dos des deux médians du Standard. Malheureusement, il est tombé malade et n'a pas pu jouer. J'ai alors choisi de mettre Tielemans dans ce rôle avec la consigne de faire très attention lors des vingt premières minutes car le Standard allait presser très fort."
Dans la pratique, ce ne fut pas une réussite.
"Nous avons joué trop bas en première mi-temps. Je l'ai montré à mes joueurs lors d'une séance vidéo. Cela dit, le Standard n'a pas eu énormément d'occasions non plus. Le but était clairement évitable. Notre défense n'a pas aussi bien réagi que celle des Liégeois quand Cyriac s'est procuré une belle occasion en fin de match."
Peut-on s'attendre à un système avec Bruno comme deuxième attaquant contre Bruges ?
"Il faut d'abord voir s'il sera apte à jouer. Sa grippe était très agressive et il ne s'est entraîné que jeudi pour la première fois avec nous."
Bram Nuytinck a avoué ne pas avoir bien compris son remplacement dans le dernier quart d'heure.
"Là aussi, c'est très simple. J'avais demandé à mes backs de jouer très haut pour tenter d'arracher l'égalisation. Vu la vitesse des avants liégeois, j'ai fait monter Mbemba, qui est plus rapide que Nuytinck, pour rattraper le coup plus facilement en cas d'éventuelles contre-attaques du Standard."
On a l'impression que l'équipe se cherche toujours. Avez-vous l'impression d'avoir avancé depuis votre prise de pouvoir ?
"Oui, pas beaucoup mais quand même un peu. Je manque de temps pour tout changer mais on progresse pas à pas. Le plus important, c'est de suivre les consignes tactiques."
L'équilibre au milieu paraît toujours aussi fragile. Sacha Kljestan a, par exemple, été très mauvais à Sclessin.
"En première mi-temps, c'était difficile de trouver des joueurs chez nous qui faisaient vraiment un bon match. Après, j'attendais des joueurs plus expérimentés qu'ils tiennent un peu mieux le coup."
Tielemans semble par contre un titulaire incontournable pour vous.
"Je le considère effectivement comme un joueur de base. C'est pareil pour Mbemba qui, selon moi, est capable de jouer aussi bien en défense qu'au milieu. La meilleure place actuelle de Tielemans, c'est numéro 8, médian relayeur. J'essaie toujours de mettre mes hommes à leur meilleure place."
On pourrait donc imaginer Mbemba comme médian défensif dimanche ?
"Ce qui est sûr, c'est que Kouyaté et Nuytinck font bien leur boulot derrière en ce moment. Après, on verra dimanche." (sourire)
Un match où Anderlecht jouera sa toute dernière carte…
"On doit absolument gagner, c'est très clair. Notre but est de finir le plus haut possible et on aura besoin du public pour nous y aider. On a déjà battu Bruges chez nous et on peut le refaire, même si le Club est en forme actuellement."
Les Brugeois semblent même très confiants.
"Ils peuvent se dire favoris s'ils veulent. Ce que je sais, c'est qu'on joue devant notre public et qu'on est Anderlecht."
