Hasi, l'élève devenu maître
Besnik Hasi s'est quelque peu inspiré de chaque coach qu'il a côtoyé. Tour d'horizon en compagnie de ses anciens mentors.
- Publié le 18-05-2014 à 18h26
- Mis à jour le 19-05-2014 à 18h30

Besnik Hasi s'est quelque peu inspiré de chaque coach qu'il a côtoyé. Tour d'horizon en compagnie de ses anciens mentors
Hugo Broos: la confiance aux jeunes
À l'époque où Hugo Broos était le coach de Besnik Hasi à Anderlecht, l'entraîneur avait eu le cran de faire confiance à deux gamins de moins de 18 ans : Vincent Kompany et Anthony Vanden Borre.
Une qualité dont a hérité Besnik Hasi. "Des gars comme Praet et Bruno étaient quelque peu sortis du groupe mais Hasi les a ramenés au premier plan, explique Hugo Broos. Mais son plus gros tour de force fut de confirmer Tielemans comme titulaire indiscutable. Anderlecht a souvent évoqué une saison de transition et je pense qu'on ne s'attendait pas à de tels résultats au final car les jeunes ne peuvent pas être au top durant 40 matches de rang. Ils sont en tout cas prêts pour la prochaine saison."
Aimé Antheunis: la gestion des vedettes
La carrière de Besnik Hasi est liée au bon vouloir d'Aimé Anthuenis. Alors qu'il coachait à Genk, il a ramené le Kosovar de Munich 1860. Il l'a ensuite emmené dans ses bagages lors de son passage à Anderlecht.
Anthuenis était une figure paternelle pour de nombreuses vedettes comme Radzinski, Koller ou Baseggio. "Qui suis-je pour chercher des poux à Hasi ? , déclare-t-il. Il sait gérer ses vedettes en toutes circonstances. Il a fait la guerre et grâce à cela, il parvient à tirer le meilleur de chaque personne. Il est un peu un coach à l'ancienne qui parvient à parfaitement gérer l'équilibre entre force de travail et bonne ambiance."
Anthuenis n'hésitait pas à coller ses stars sur le banc à l'époque. "Hasi ne choisit pas non plus toujours la facilité. Il n'est pas l'esclave de la direction et prend ses décisions lui-même. Il connaît bien la maison et déjà à l'époque je le considérais comme mon relais sur le terrain. Je l'ai formé comme médian défensif. Il possédait une vista que je vois un peu chez Kouyaté à l'heure actuelle."
Francky Vercauteren: la perfection pour objectif
Besnik Hasi a connu Franky Vercauteren dans le rôle d'adjoint puis d'entraîneur principal et il s'est approprié son obsession de la perfection. L'ancien coach du Sporting portait attention au moindre détail.
"Il était en fin de carrière à l'époque et il était déjà quelque peu un coach , commente Vercauteren. Il montrait toujours beaucoup d'intérêt à la manière dont nous effectuions les exercices. Il s'impliquait énormément."
Le détail était le mot d'ordre pour l'ancien joueur du Parc Astrid. "Je les trouve importants, poursuit Vercauteren. Car ils font la différence entre une victoire et une défaite. Besnik y prête également attention. Il est au courant de tout et veut tout savoir."
Ariël Jacobs: le talent d'analyste polyglotte
Avant de devenir le bras droit d'Ariël Jacobs, il a terminé sa carrière au Cercle Bruges, où il a appris, grâce à Glen De Boeck, à se faire respecter malgré son jeune âge.
Sous Jacobs, il a a développé deux grosses qualités. Avec un ancien traducteur comme mentor, il améliore son néerlandais, son français, son anglais et même son espagnol. Un gros atout pour un coach.
Il y côtoie également un fin analyste, capable de décrypter le jeu d'un adversaire via de nombreuses analyses.
L'apprentissage du Kosovar avance à une vitesse folle. "Au début, il se sentait encore joueur , explique Jacobs. Mais il a rapidement tourné le bouton. Nous avions un bon contact qui se résumait toutefois plus au football qu'au reste. Il était très strict envers les autres mais également envers lui-même. Et cela l'a toujours aidé tout comme son passé de médian."
John van den Brom: le people management
Tactiquement parlant, Besnik Hasi n'a pas énormément appris aux côtés de John van den Brom. Mais il y a bien un domaine dans lequel il a pu tirer des leçons de son dernier mentor en date : le people management.
Le Batave n'avait pas son pareil quand il est question de contact avec les joueurs. Si Hasi est plus du style à coller des amendes, il a appris à compatir et écouter ses joueurs. "Il prend en compte ce que lui disent ses gars , analyse Anthuenis. Il veut une discipline forte mais sait laisser sa porte ouverte si un joueur veut parler."