Anderlecht-OHL: un plat encore raté, même à la sauce Diable
Kompany s'est inspiré du système de Martinez pour compenser le départ de Doku, mais les mauvaises habitudes sont restées…

- Publié le 19-10-2020 à 06h46
- Mis à jour le 20-10-2020 à 19h44

Il y a quinze jours, Vincent Kompany n'avait souri qu'une fois à Bruges, en croisant Roberto Martinez venu remettre le Soulier d'or à Hans Vanaken avant le coup d'envoi.
Dimanche à Anderlecht, le sélectionneur était encore un peu là. Pas physiquement mais une partie de sa philosophie était sur la pelouse du Parc Astrid. Kompany avait décidé d'adopter la tactique des Diables pour ce premier match post-mercato. À sa sauce, évidemment, mais l'inspiration était claire avec ce 3-4-3.
Ceux qui ont vu le match dimanche soir auront sans doute esquissé un rictus crispé en lisant le paragraphe précédent. Car ce n'était pas l'équipe en tête du classement Fifa mais un Sporting qui continue à se chercher. Et qui continue à gaspiller en fin de rencontre. Forcément, le niveau n'avait rien à voir avec les Diables.
Comme contre Malines, Mouscron et Eupen, les Anderlechtois ont laissé filer la victoire dans les dernières minutes. Un running gag qui ne fait plus rire les supporters, eux qui vont à nouveau devoir déserter le stade pour plusieurs semaines. Les points perdus commencent à peser lourd et le top 4 est doucement mais sûrement en train de s'éloigner.
Un come-back mérité pour les Louvanistes, séduisants tout au long de la rencontre avec un Mercier inspiré. Quand ils ont été menés de deux buts juste avant la pause, ils devaient être très frustrés, eux qui avaient dominé les débats. Sans doute se sont-ils dit dans le vestiaire qu'ils pouvaient, eux aussi, faire le coup aux Bruxellois.
Malgré cette nouvelle désillusion, Kompany ne va sans doute pas jeter sa nouvelle copie à la poubelle. Avec le départ lucratif de Doku à Rennes, il s'est retrouvé sans aucune valeur sûre sur les flancs offensifs. Ni Amuzu, ni Bundu, ni Bakkali ne lui ont donné envie de poursuivre sur la même voie. Alors, il a cherché ce qui pourrait contenter au mieux ses nombreux éléments amoureux de l'axe, les Tau, Verschaeren, Nmecha, Dimata, sans oublier Vlap et Zulj, montés au jeu pour la première fois depuis leurs soucis de Covid.
C'est en mettant Tau et Verschaeren, ses deux uniques artistes, dans les meilleures conditions possibles que le RSCA pourra espérer quelque chose cette saison. Comme une qualification européenne, par exemple. Verschaeren était justement à la conclusion d'un joli mouvement où Tau avait ouvert la brèche pour ouvrir le score. Puis c'est Tau qui a inscrit le deuxième d'une tête/épaule pleine de réussite. Tout cela en sept minutes.
N'imaginez pas pour autant que le duo a enflammé le stade encore un peu garni. Ils auront encore besoin de temps pour trouver leurs marques et, surtout, retrouver leurs meilleures sensations. Ce qui n'est pas toujours simple dans une équipe qui a beaucoup changé avec, notamment, les premières de Miazga et Cullen. Dimanche, les dix joueurs de champ titulaires du RSCA avaient moins de matchs de Pro League dans les jambes que le seul David Hubert (182 contre 213)…